Services supralocaux: Angers convaincu de pouvoir dénouer l'impasse

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La table est mise pour une nouvelle rencontre entre le maire de Shawinigan et ceux des dix municipalités environnantes dans le dossier des services supralocaux, lundi matin à Louiseville. Cette fois, la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, ainsi que les députés de Maskinongé, Marc H. Plante et de Saint-Maurice, Pierre Giguère, tenteront de résoudre la quadrature du cercle.

Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, a servi une première mise en bouche cette semaine en déplorant l'attitude du conseil municipal de Shawinigan qui, en adoptant une résolution pour repousser le moratoire sur les inscriptions pour les résidents de l'extérieur à la fin juillet, aurait mis de l'huile sur le feu dans le dossier du hockey mineur.

Michel Angers n'en croyait pas ses yeux en prenant connaissance des propos de son homologue, dans notre édition de vendredi.

Il rappelle que le premier moratoire avait été annoncé le 15 décembre.

Depuis ce temps, M. Angers souligne que le discours est demeuré clair et limpide: gel des tarifs jusqu'à ce que survienne un règlement, soit par la négociation, soit par une décision de la Commission municipale du Québec ou du ministre titulaire, Martin Coiteux.

«Je l'ai dit publiquement et à maintes reprises», insiste-t-il. «Jamais on n'a voulu prendre qui que ce soit en otage. On voulait se donner du temps.»

En décembre, le conseil municipal de Shawinigan avait annoncé qu'il suspendait l'entrée en vigueur des nouveaux tarifs jusqu'au 1er juin.

Puis, le 8 mars, lorsque les élus avaient adopté une résolution pour demander l'intervention du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire dans ce dossier, le maire avait mentionné qu'aucune hausse de tarif ne s'appliquerait avant qu'une décision soit rendue. Il mentionne qu'il avait tenu le même discours le 1er mars, lorsque la juge Nancy Lavoie s'était déplacée à Shawinigan pour rencontrer tous les maires, dont M. Dostaler.

«Ça n'a pas été dit seulement une fois, mais au moins dix fois!», clame M. Angers. Il mentionne que le conseil municipal a simplement régularisé la situation en adoptant sa résolution du 25 juillet, en repoussant le moratoire du 1er juin 2016 au 30 avril 2017.

«On veut rester équitables pour tout le monde», assure-t-il. «Il n'y a pas seulement Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Il y a neuf autres municipalités, il y a plein d'autres activités également. Nous avons voulu montrer notre ouverture et notre bonne foi en reportant ça. Quelle ne fut pas ma surprise de lire la déception de mon ami Dostaler! Ceux qui ont fermé la porte jusqu'à maintenant, ce n'est pas la Ville de Shawinigan.»

«Si Notre-Dame-du-Mont-Carmel a décidé de se tourner vers Saint-Boniface (pour le hockey mineur), c'est pour d'autres considérations, qui ne ressemblent en rien au fait qu'on ait mis une pression indue.»

Les commentaires de M. Dostaler ont visiblement touché une corde sensible. «Jamais, jamais on ne va laisser à quiconque le loisir de traiter le conseil municipal de Shawinigan de malhonnête ou de mauvaise foi. Jamais!», tonne M. Angers.

Enfin une rencontre

Les députés impliqués dans ce dossier épineux ont rencontré les dix maires touchés par la demande de la Ville de Shawinigan le 5 mai. Ils ont ensuite échangé avec Michel Angers le 6 juin. Une nouvelle réunion regroupant toutes les parties devait être organisée au début de l'été, mais l'impossibilité de coordonner les agendas l'a repoussée à lundi.

M. Angers souligne que son administration a travaillé sur une proposition, prête depuis quelques mois, qui sera présentée lors de cette rencontre. Il ne se considère pas du tout dans un cul-de-sac; pour lui, il reste amplement d'espace pour une négociation dont l'issue satisfera toutes les parties.

«Encore une fois, j'ouvre la porte à tous mes collègues pour travailler à faire en sorte qu'on soit capable de s'entendre, en mettant de l'eau dans notre vin - et ça commence à goûter l'eau - avec l'équité comme objectif.»

Le maire de Shawinigan tient toutefois au principe de compensation pour l'offre des services supralocaux et ne compte donc pas accéder au souhait de M. Dostaler, soit celui de retirer sa demande.

«Laissons ça comme c'était avant, laissons les autres payer en bas de ce que ça coûte et les citoyens de Shawinigan assumeront», ironise M. Angers. «Ce n'est pas tout à fait comme ça que le principe des supralocaux s'est installé à travers le Québec. Je fais confiance à la rencontre; je suis convaincu qu'on peut dénouer toutes les impasses.»

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