Une aventure tumultueuse pour Fred Dion

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Frédéric Dion lors de son départ le 18 août dernier.

Courtoisie

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(Trois-Rivières) Le corps et l'esprit de Frédéric Dion ont été mis durement à l'épreuve lors des premières journées de son périple au Yukon et l'aventurier aura dû puiser au fond de ses ressources pour passer au travers des conditions difficiles des Territoires du Nord-Ouest.

Pourquoi les Territoires du Nord-Ouest si l'aventure se nomme «Porté disparu au Yukon»? C'est que André-François Bourbeau, le mentor de Frédéric Dion, s'est amusé à larguer celui-ci, le 18 août dernier, à un autre endroit. Dion s'est donc retrouvé à la frontière des deux territoires fédéraux avant d'entamer sa route, sans le savoir, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Le Montcarmelois s'est bien vite aperçu que les conditions de vie du Grand Nord étaient moins agréables que lors de ses entraînements. Devant lui, il n'y avait que des traces de la vie sauvage.

Malgré plusieurs heures de navigation chaque jour, Dion manquait de plus en plus d'énergie, car la nourriture se faisait rare. Le Québécois sentait son corps s'affaiblir graduellement même s'il ne manquait pas d'eau potable en raison des nombreux cours d'eau.

Même s'il a pu se nourrir avec ses propres réserves durant les premiers jours de son aventure, Dion a trouvé son premier véritable festin il y a quelques jours, ou presque. Après avoir avalé une petite portion de fourmis quelques instants auparavant, l'aventurier a aperçu un porc-épic dans un arbre.

Il est donc monté dans l'arbre et lui a asséné deux coups au flanc. Le porc-épic est alors tombé. Malgré la faible quantité de viande qu'il pouvait contenir, Dion a tout de même été en mesure de reprendre des forces pour poursuivre sa route.

Ce n'est que quelques jours plus tard, soit le 24 août, que Frédéric Dion a découvert où il était. Alors qu'il prenait place à bord de son embarcation pour se trouver à manger, sa trajectoire a croisé celle d'une corde attachée d'une rive à l'autre qui indiquait les travaux d'un futur pont. Sur la pancarte, Dion a pu lire «Territoires du Nord-Ouest» et ainsi savoir où il se trouvait.

L'aventurier a quelques minutes plus tard rencontré un guide en forêt qui l'a amené à son chalet où sa cuisinière lui a préparé un spaghetti et un lit où il pouvait passer la nuit. Il a même eu droit à un café, du bacon, des oeufs, des saucisses et des toasts le lendemain matin. Il a donc pu faire le plein puisque son chemin n'est pas terminé, lui qui doit rejoindre la civilisation pour réussir son défi.

Dion arrivera donc sous peu au fameux fleuve Mackenzie, une étendue d'eau de 1738 kilomètres, où il amorcera sa course vers Tulita, le village autochtone le plus près de son emplacement actuel. Jusqu'à maintenant le Québécois maintient une bonne cadence, mais les forts vents et les vagues imposantes sur le fleuve Mackenzie pourraient bien le retarder dans le dernier droit de son épopée. Dans son plus récent article paru le 25 août sur son blogue, Dion a affirmé que d'aller trop vite ne pouvait que causer sa perte, et que la patience était de mise pour le reste de son voyage.

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