Insalubrité: un autre cauchemar pour un propriétaire

  • Martin Adams, le propriétaire du logement saccagé, n'en revenait toujours pas plusieurs jours après avoir constaté l'état des lieux. (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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    Martin Adams, le propriétaire du logement saccagé, n'en revenait toujours pas plusieurs jours après avoir constaté l'état des lieux.

    Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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  • Le salon n'a pas été épargné par la locataire. (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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    Le salon n'a pas été épargné par la locataire.

    Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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  • En plus des nombreux graffitis, il y a de nombreux trous dans les murs de l'appartement. (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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    En plus des nombreux graffitis, il y a de nombreux trous dans les murs de l'appartement.

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  • La locataire a décidé de peindre les armoires à sa façon. (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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    La locataire a décidé de peindre les armoires à sa façon.

    Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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  • Les quatre murs de la chambre à coucher sont tapissés de tranches de vie. (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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    Les quatre murs de la chambre à coucher sont tapissés de tranches de vie.

    Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Imaginez une locataire qui ne paie pas le loyer et qui part avec les murs de la douche, les planchers, les cadres de portes, les miroirs, l'îlot de la cuisine...

C'est le cauchemar que vit actuellement un propriétaire d'immeuble de la rue Kitchener à La Tuque. Un autre qui dénonce l'absence de recours.

«C'est décourageant. Très décourageant... Tout est à refaire», se désole Martin Adams.

Ce dernier devra tout rénover l'appartement du plafond au plancher. Des milliers de dollars devront être investis.

«On ne sait pas encore combien ça va coûter. On va demander une évaluation pour les planchers, le plâtre, les cadrages, la douche... On se crache dans les mains et on recommence. On n'a pas vraiment le choix», constate-t-il.

La locataire, qui a laissé l'appartement dans un piteux état, utilisait les murs à sa guise pour en faire son journal intime. Les traces démontrent même qu'elle repeignait de blanc certains passages pour poursuivre l'écriture de sa biographie.

«On peut suivre sa vie en détail. Elle nous partage son mal de vivre et ses états d'âme», lance le propriétaire en se désolant de la situation.

La locataire résidait dans ce logement de trois pièces et demie depuis maintenant trois ans. Si tout s'était bien passé la première année, les problèmes ont commencé durant la deuxième et dans la dernière année, «ç'a été la débandade totale». Les voisins se plaignaient même du bruit par moments.

«Dans la vie, on aide des gens parfois. Je savais qu'elle avait eu un épisode dur. Je l'ai prise comme locataire en me disant que dans la vie il fallait redonner au suivant. Avoir su, je ne l'aurais jamais aidée comme ça. Il y a certainement eu une rechute. Quelqu'un sain d'esprit ne fait pas ça. [...] La bonne action de vouloir aider maintenant, c'est fini», soutient Martin Adams.

Ce dernier est d'autant plus découragé puisque son immeuble est à vendre. Impossible d'organiser une visite tant que la situation ne sera pas corrigée. «C'est évident qu'on ne peut pas vendre un quadruplex avec un logement comme ça. C'est désolant.»

Le propriétaire a bien peu d'espoir de revoir la couleur de son argent pour les mois de loyer impayés et les nombreuses réparations.

«Elle avait plusieurs loyers en souffrance, mais la souffrance est partie quant à moi. Elle s'est poussée, mais on sait qu'il n'y a rien à faire avec quelqu'un qui est sur l'aide sociale, même si tu cours après. Il n'y a pas tellement de recours», avoue-t-il.

Le seul élément positif de toute cette histoire, selon le propriétaire, c'est de s'être débarrassé de la locataire sans avoir recours aux tribunaux.

«La seule bonne chose c'est qu'elle est partie. Je ne suis plus en otage de cette mauvaise locataire-là. Je ne pensais jamais que ça allait se passer comme ça, mais là je me sens libéré. Elle est partie», lance-t-il.

Martin Adams a eu sa leçon. Il soutient qu'il a appris énormément de cette expérience et qu'il ne se fera pas prendre une deuxième fois.

«C'est une leçon de vie. Désormais, les références vont être plus strictes et les enquêtes de crédit vont être plus serrées. On va revenir à la bonne vieille méthode. La confiance est brisée. Ça va être by the book. Il ne faut pas faire confiance aveuglément. Ça reste un business. Il n'y a pas beaucoup de recours pour les propriétaires. Alors, il faut choisir le bon locataire», a-t-il conclu.

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