Céline à Trois-Rivières: «Ça me rapproche de mes racines»

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Céline Dion offrira deux spectacles à l'Amphithéâtre Cogeco les 30 et 31 août.

Le Soleil

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est manifestement heureuse et animée d'une grande sérénité que Céline Dion poursuit sa mini-tournée québécoise qui se terminera à Trois-Rivières les 30 et 31 août prochains à l'Amphithéâtre Cogeco.

Au bout du fil, depuis la limousine qui la conduisait vers le Centre Vidéotron de Québec, mercredi après-midi, la chanteuse a livré au Nouvelliste ses états d'âme avec une générosité qui surprend encore de la part d'une star de cette magnitude.

Ses spectacles trifluviens seront, a-t-elle promis, pratiquement semblables à ceux qu'elle a présentés au Centre Bell de Montréal et au Centre Vidéotron de Québec.

«Ce spectacle, nous l'avons élaboré du vivant de René et il est marqué par le feu sacré qui l'animait. Avec Aldo (Giampaolo, son gérant), nous avons convenu de le conserver intact d'un bout à l'autre de la tournée. Ce n'est pas un spectacle qu'on a calculé, c'en est un qu'on offre dans l'espoir qu'il soit apprécié par les gens à Trois-Rivières parce qu'il a été fait avec beaucoup, beaucoup d'amour.»

Céline a soutenu qu'elle s'était impliquée encore davantage dans l'élaboration de ce spectacle que dans ses précédents.

«Mon mari commençait à avoir un peu moins de force au moment de travailler là-dessus et comme il m'a laissé énormément de bagage à travers les années, je me suis sentie en mesure de contribuer davantage. Lui et moi, on a toujours été partenaires à 50/50 et en nous quittant, il m'a laissé son 50 %. Je peux me permettre de choisir plus de choses, d'en refuser d'autres parce que je me fais confiance. Je LUI fais confiance. Il a donné beaucoup d'assurance à la femme, à la mère et à l'artiste que je suis aussi. Cette confiance, je l'assume et je la vis chaque jour alors, je n'ai pas peur de moi. Même les erreurs que je vais commettre, je vais les assumer.»

«C'est ça la vie: ce n'est pas la questionner, c'est la vivre.»

La plus grande vedette que le Québec ait connue se dit heureuse de venir offrir un spectacle dans une ville de dimension modeste n'ayant ni l'ampleur ni le prestige d'Anvers, Paris, Montréal ou Québec où il a été présenté ces dernières semaines.

«Ça me rapproche de mes racines, affirme-t-elle. Par contre, ce n'est pas parce qu'une ville est plus petite que le spectacle aura moins d'envergure à mes yeux. Dans les salles plus petites, l'émotion est différente. Elle ne sera pas plus petite ou plus grande qu'ailleurs, simplement différente. Paris n'est pas Montréal, Montréal n'est pas Québec, Québec n'est pas Trois-Rivières et Trois-Rivières n'est pas Vegas: chaque endroit a sa qualité et son émotion propre. Croyez-moi, je vais bien profiter de Trois-Rivières et je suis contente d'y être pour deux soirs pour en profiter pleinement.»

Pour ce qui est de l'amphithéâtre trifluvien, elle avoue candidement n'en rien connaître, ce qui lui plaît bien.

«J'aime ne pas trop en savoir à l'avance: je veux vivre une surprise. Je veux découvrir l'émotion au moment où elle va se produire. Je ne veux pas avoir d'attentes: juste vivre la vibration particulière de l'endroit au moment du spectacle.»

Elle ne peut évidemment pas prévoir l'accueil du public trifluvien mais les spectacles à Montréal et Québec ont provoqué un enthousiasme auquel même une vedette de son envergure ne pouvait s'attendre.

«Je n'anticipe plus rien quant à mes spectacles; je prends ce qui passe. Dès le premier spectacle à Montréal, j'ai été très émue. Sans être prétentieuse, je m'attendais à un accueil chaleureux parce que ç'a toujours été le cas au Québec mais honnêtement, je ne pensais pas que ça pourrait avoir cette force-là. L'intensité de l'amour, des cris, des gestes du public, on en a tous été renversés dans l'équipe.»

«J'ai vraiment senti que ça ne s'adressait pas seulement à la chanteuse, mais à la personne que je suis. Comme si les gens voulaient s'assurer que je vais bien. On a vraiment vécu une communion incroyable. Durant toute la tournée, même à Anvers et Paris les gens m'ont envoyé un immense message d'amour qui va bien au delà de la musique.»

Cela fait penser à un juste retour des choses. Céline Dion s'est toujours consacrée à son métier et à ses fans sans compter. Forte d'une maturité qui a crû à travers les épreuves, elle peut désormais apprécier ces marques d'affection à leur juste valeur.

«Les expériences de la vie nous marquent. J'ai perdu des êtres chers comme tant d'autres en ont perdu. C'est inscrit dans un cycle normal de la vie. Il faut savoir trouver un équilibre dans tout ça. J'ai été chanceuse d'être toujours bien entourée.»

«J'ai la maturité d'une femme de mon âge, poursuit-elle. L'âge, ça ne peut pas être qu'une peau froissée, des amis qui passent, des épreuves à surmonter, etc. Ça ne peut pas être que négatif. Il faut qu'il y ait du bon qui en ressorte et aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est ce que je vis.»

«Je ne chanterai plus jamais comme je le faisais il y a quinze ans. Je chante avec la maturité que l'âge m'a apportée. Mais surtout, je chante par plaisir. Je n'ai pas besoin de chanter: je pourrais très bien rester à la maison, faire autre chose. Je sais qu'il y a un volet dans ma vie qui est meilleur et plus important que mon métier: c'est ma famille et j'en prends soin. Si je chante encore, c'est simplement que c'est ma passion et que ça m'apporte encore tellement de plaisir.»

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