Challenge 255: vers une édition record

Après onze années d'existence, le Challenge 255 de Baie-du-Febvre ne cesse de... (Andréanne Lemire)

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Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Baie-du-Febvre) Après onze années d'existence, le Challenge 255 de Baie-du-Febvre ne cesse de prendre de l'ampleur. Samedi et dimanche, les estrades étaient remplies à craquer d'amateurs venus voir à l'oeuvre des camions lourds, des motos et des pick-up qui s'élançaient sur la piste.

Le soleil de plomb n'a pas empêché de nombreuses familles d'assister à quelques-unes des mille courses présentées durant les trois jours de l'évènement. Alors que les gens franchissaient les tourniquets par centaines, les membres du conseil d'administration avaient peine à contenir leur joie. «Je pense que c'est une année record en terme de visiteurs et de compétiteurs. Dans les cantines, c'est l'année où on a le plus de ventes», se réjouit Jean-Guy Courchesne, membre du conseil d'administration.

Après des investissements majeurs il y a deux ans, l'édition 2014 avait été bien en-deça de leurs attentes. Pour l'édition 2016, ils voient enfin leurs investissements porter leurs fruits. Le site de camping de 1300 terrains était presque rempli à pleine capacité. «Mercredi, on avait déjà 800 terrains de réservés», mentionne M. Courchesne.

Les compétiteurs provenaient d'un peu partout au Canada. Certains ont même traversé la frontière américaine pour venir courir à Baie-du-Febvre. «Il y en a qui ont voyagé 12 heures pour venir ici. C'est incroyable. Descendre avec leur camion jusqu'ici, ça leur a peut-être coûté 400 $ à part les inscriptions. On est heureux de ça. Je vais dire comme les jeunes: on capote!», s'exclame M. Courchesne.

Pendant l'évènement, le petit village de 1000 habitants grossit de façon fulgurante alors que 60 000 personnes devraient envahir le site de compétition. M. Courchesne souligne d'ailleurs la générosité des citoyens. «Les campeurs sont partout dans le village. Les gens de Baie-du-Febvre sont très généreux, ils nous prêtent leur terrain. Ce n'est pas un problème pour eux autres, c'est devenu normal.»

Il n'était pas moins reconnaissant envers les bénévoles qui sont plus de 400 à veiller au grain pendant ces trois jours. «On a des bénévoles de partout. Ça nous donne des ailes. Dans nos bénévoles, on a en jusqu'à 85 ans», précise-t-il.

Samedi soir, le très attendu Show'N Shine en a épaté plus d'un alors que près de 250 camions se sont rassemblés pour le spectacle Son et lumières. L'exposition de voitures anciennes a envahi la rue Principale et a attiré quelques collectionneurs et beaucoup de curieux. La machinerie agricole s'est d'ailleurs immiscée dans cette exposition pour la toute première fois.

Sylvette Robert est la seule femme à prendre... (Andréanne Lemire) - image 2.0

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Sylvette Robert est la seule femme à prendre part au Challenge 255 sur sa moto.

Andréanne Lemire

Une rare présence féminine

Parmi la centaine de compétiteurs, rares sont les femmes qui s'élancent sur la piste. Sylvette Robert est d'ailleurs la seule femme à prendre part à l'évènement sur sa moto. 

«J'aimerais ça qu'il y en ait d'autres. Pour le moment, il n'y en a pas. Alors je suis avec mes hommes», rigole celle qui habite à Baie-du-Febvre. Elle en est à sa cinquième participation au Challenge 255. «Au début, la première année, j'ai bien été accueillie», assure-t-elle. Depuis, elle a su prouver à ses collègues masculins qu'elle a sa place et ils ne la sous-estiment plus. «Maintenant, il y a plus de compétition», avoue-t-elle. «Mais on est là pour s'amuser.»

Elle ne cherche pas longtemps les raisons qui l'amènent à l'évènement. «J'aime la moto, la puissance, l'adrénaline. C'est quelque chose à vivre.»

Émilie Delattre n'a que 23 ans, mais c'est déjà la troisième fois qu'elle s'installe au volant de son gros camion pour monter la côte du Challenge 255. Elles ne sont que deux dames dans cette catégorie. 

La conduite des camions lourds, elle est tombée dedans quand elle était petite. Son père, camionneur de formation, la traînait partout avec lui durant ses voyages. «Toute petite, il m'amenait avec lui. C'est ancré, c'est dans moi.» C'est son frère toutefois qui l'a initiée à la compétition. «Il a un gros camion dans la classe A. C'est lui qui m'a tout appris. C'est grâce à lui», estime-t-elle.

Même si elle aimerait que d'autres filles se joignent au Challenge, elle avoue avoir beaucoup de plaisir à compétitionner contre des hommes. Ce sont d'ailleurs eux qui l'ont convaincue de participer à l'évènement. 

«Les coureurs me connaissaient déjà à cause de mon frère. Ce sont eux qui ont insisté pour que j'y aille. Ils me disaient: prends-en un truck et amuse-toi. Ils étaient contents», raconte-t-elle.

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