Largage réussi pour l'aventurier Frédéric Dion

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Largué les yeux bandés au Yukon il y a à peine 24 heures, Frédéric Dion semble visiblement satisfait de cette première journée d'expédition, même s'il a dû faire face à un choix difficile.

Malgré une communication quelque peu difficile avec le célèbre aventurier, Le Nouvelliste a tout de même pu obtenir les premières impressions de Frédéric Dion, vendredi.

«Pour l'instant, ça se passe très bien, mais hier, j'ai dû choisir entre deux parcours, soit celui d'aller vers l'est ou d'aller vers l'ouest. J'ai choisi de prendre l'est, mais je ne sais pas encore si je suis dans la bonne direction. J'ai trouvé une rivière comme j'avais prévu, donc j'ai espoir que c'est le bon chemin», mentionne-t-il. Vendredi matin, Frédéric Dion affirmait être en terrain montagneux et avoir réussi à franchir un canyon depuis son arrivée au Yukon.

Alors que l'aventurier s'affairait à expliquer la première journée de son défi, nul autre qu'un bébé caribou s'est invité à l'entrevue, au plus grand plaisir de Frédéric qui a pu contempler l'animal de très près. 

Si le beau temps était au rendez-vous lors de sa première journée, ce n'était pas le cas vendredi. «Ma première nuit n'a pas été de tout repos à cause de la pluie, car je devais constamment alimenter mon feu. Il pleut encore ce matin, donc il fait très froid. J'espère que le beau temps va revenir aujourd'hui pour me permettre de reprendre des forces avant de poursuivre mon aventure», avoue l'aventurier.

Rappelons que Frédéric Dion a été largué en plein coeur du Yukon, les yeux bandés et pratiquement sans équipement. Il devra tenter de survivre en forêt et retrouver son chemin vers la civilisation, et ce, sans l'aide d'une boussole et sans nourriture. Son périple devrait durer entre une et trois semaines. Le défi sert à amasser des fonds pour Opération Enfant Soleil.

Armé de sa gourde spéciale qui contient quelques instruments nécessaires à sa survie, comme un couteau et du feu, quelques éléments lui manquent déjà après sa première journée passée seul au Yukon. «Je dois avouer que ce qui me manque le plus ce matin, c'est la nourriture et le confort, car il fait très froid», indique-t-il.

Très manuel, Frédéric a réussi, avec son couteau comme seul outil, à se tailler une pagaie et un manche de scie. Après une journée bien amorcée, pas question pour l'aventurier d'abandonner tout de suite. «J'espère au moins que le soleil va revenir dans les prochains jours, car survivre sans soleil, c'est dix fois plus difficile. On peut me souhaiter du beau temps pour la suite, c'est ce que je désire le plus», poursuit-il.

Son équipe s'affaire présentement à recueillir le plus d'informations concernant sa position pour permettre à ceux et celles qui le désirent de pouvoir suivre son parcours en temps réel.

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