Une pétition pour sauver son cochon domestique

Catherine Richard Daigneault a lancé une pétition sur... (Photo tirée de Facebook)

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Catherine Richard Daigneault a lancé une pétition sur Change.org dans le but de changer la réglementation et de pouvoir garder Bacon avec elle.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une Trifluvienne a lancé une pétition, mardi, sur le site web Change.org, dans l'espoir de pouvoir faire reconnaître les micocochons comme des animaux domestiques à part entière.

Le 16 août, Catherine Richard-Daigneault a reçu un ordre de la Société protectrice des animaux de la Mauricie de se départir de son animal, un microcochon nommé Bacon, d'ici le 1er septembre.

La dame n'a pas voulu accorder d'entrevue sur le sujet. Toutefois, elle a invité ses contacts Facebook à signer la pétition. Son histoire a été partagée des dizaines de fois.

Visiblement, elle est aussi attachée à son microcochon que n'importe qui serait attaché à son chien ou à son chat. «Nous sommes inséparables», écrit-elle dans sa pétition.

Toute cette affaire origine d'une plainte portée par quelqu'un du voisinage. Selon le président de la SPAM et conseiller municipal, Daniel Cournoyer, une plainte de bruit a mené la SPAM à dépêcher son inspecteur sur place.

«Pourquoi est-ce que la SPA n'abonde pas dans la permission de ça? C'est que lorsqu'il a été autorisé à des endroits, c'est l'odeur forte du cochon qui est prévalent dans tout ça», indique Daniel Cournoyer. «Celui-là, je ne le sais pas, mais la plainte vient du fait qu'il est bruyant», ajoute-t-il.

La spécialiste de la formation et du comportement animal Jacynthe Bouchard de l'entreprise Zoo Académie de Nicolet possède un microcochon qui a été justement saisi à une personne de Trois-Rivières il y a 2 ans.

Mme Bouchard affirme que le microcochon n'est pas un animal bruyant, car il n'émet aucun son. «C'est aussi propre qu'un chat», assure-t-elle, car il fait ses besoins dans une litière.

Pour elle, les raisons du bruit et des odeurs ne tiennent donc pas la route en ce qui concerne les microcochons. Ce qui empêche actuellement les gens d'en avoir, c'est la réglementation qui les loge au niveau des animaux de ferme.

Mme Bouchard estime que le microcochon est un excellent animal de compagnie à une exception près, ses pattes font la vie très dure aux planchers. Il doit donc aller dehors, mais ne peut être promené en laisse.

«Ce n'est pas un animal qui s'ennuie et qui va arracher les murs», assure-t-elle. «C'est un animal de compagnie extraordinaire dont on se sert en zoothérapie», ajoute-t-elle.

Mme Richard-Daigneault a adopté Bacon à Drummondville au Refuge Mini-Cochon, raconte la propriétaire des lieux, Valérie Larose.

Mme Larose décrit le microcochon comme un animal intelligent «qui apprend plus vite qu'un chien».

Selon elle, le poids du microcochon varie entre 35 et 70 livres, mais la densité de ses os fait en sorte qu'il n'est pas très gros, soit environ la taille d'un berger de Shetland. Bref, il y a des chiens plus gros.

Mme Larose assure que tous les microcochons vendus chez elle sont stérilisés.

Le président de la SPAM, rappelle qu'un cochon est un animal de ferme et ne fait donc pas partie de la liste des animaux domestiques autorisés par la Ville de Trois-Rivières.

Le règlement de la Ville stipule qu'un animal de «ferme ou de loisir» ne peut être gardé qu'à l'intérieur de la zone agricole ou encore «là où le règlement de zonage le permet». Or, ce n'est pas permis dans le secteur résidentiel où habite la dame.

Selon Mme Larose plusieurs villes accepteraient les microcochons ou auraient donné des dérogations à leurs propriétaires, assure-t-elle en citant les Villes de Beloeil et Drummondville.

À Beloeil, on nous dit toutefois que l'on «interdit les animaux de ferme et pour l'instant, on n'a pas fait de distinction avec les microcochons qui seraient peut-être domestiques. On n'a pas embarqué dans le débat actuellement», assure la greffière de Beloeil, Maryline Tremblay. À Drummondville, la question est en analyse, indique Me Richard Brisson, le procureur de la Ville.

Jacynthe Bouchard comprend difficilement l'hésitation des villes. «Il y a des gens qui ont des boas de 14 pieds et des animaux venimeux», plaide-t-elle.

«La réglementation peut toujours être changée selon les contextes, mais ce qui se dit, à l'intérieur des SPA, c'est qu'on crée un problème avec ça. C'est plus un animal de ferme qu'un animal domestique», estime Daniel Cournoyer.

Sur sa pétition, Catherine Richard-Daigneault indique que Bacon vit à l'intérieur comme un animal domestique. Il est «affectueux, propre au "pipi pad", il fait des tours, n'est pas bruyant et sans agressivité.»

La dame souhaite que beaucoup de personnes signent sa pétition «pour faire reconnaître les microcochons domestiques comme des animaux domestiques à part entière. Finis les préjugés qu'un cochon, c'est un cochon... tous les cochons ne sont pas faits pour vivre sur une ferme... le mien n'y tiendrait pas le coup 24 h! Merci de signer cette pétition en mon nom et celui de Bacon», écrit-elle.

Pour signer la pétition, on peut consulter le site Change.org.

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