Les biens de l'église de Saint-Justin vendus aux enchères

Malgré une certaine tristesse, l'abbé Jean-Pierre Guillemette se... (Stéphane Lessard)

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Malgré une certaine tristesse, l'abbé Jean-Pierre Guillemette se réjouissait de l'intérêt et de la générosité de la centaine de citoyens qui s'étaient déplacés pour l'occasion.

Stéphane Lessard

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Saint-Justin) C'est avec le vague à l'âme que l'abbé de l'église de Saint-Justin s'est départi de nombreux objets lors d'une vente aux enchères qui s'est déroulée samedi.

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Quelque 260 lots ont été mis à l'encan. Bancs, lampes, meubles, articles de cuisine, statues: chacun y trouvait son compte parmi les nombreux items à vendre.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Une centaine de curieux, mais aussi quelques collectionneurs, se sont massés vers les premières rangées de l'église afin de mettre la main sur des objets qu'ils convoitaient.

Quelque 260 lots ont été mis à l'encan. Après plusieurs heures de vente, l'abbé Jean-Pierre Guillemette était agréablement surpris de l'intérêt et de la générosité des citoyens.

Si l'encan a commencé timidement avec des objets plus conventionnels, les enchères ont rapidement monté à plusieurs centaines de dollars pour des items plus recherchés tels des lampes et des meubles.

«Les gens sont très généreux. J'ai été très surpris de voir la lampe du sanctuaire se vendre à 500 $. C'était assez surprenant», concède-t-il.

Si certains objets avaient un aspect plus religieux, ce n'était pas le cas d'autres items plus inusités comme un authentique frigo Coca-Cola «vintage». C'est la marguillère Lise Boivin qui a agi à titre de maître de cérémonie.

Ces derniers jours, Mme Boivin et l'abbé Guillemette se sont affairés à rassembler tous les biens qui ont été vendus aux enchères. Ils ont déniché des objets dont ils ignoraient même l'existence.

«Il y a des choses qu'on a trouvées qu'on ne s'attendait pas à trouver dans des appartements au sous-sol. Il y a des affaires qui étaient assez surprenantes. Il y a des chandeliers et des crucifix sur pied qu'on ne savait pas du tout qu'ils existaient», s'exclame le prêtre. Il a également trouvé des nappes d'autel à la dentelle rarissime.

Certes, l'abbé Guillemette éprouvait une certaine tristesse à voir tous ces objets quitter l'église, mais il tentait de voir le bon côté des choses.

«Ce qui nous encourage, c'est que les gens vont continuer à se rassembler ailleurs dans un autre local avec certains objets qui leur appartiennent. On garde à l'évêché tout ce qui regarde l'histoire de Saint-Justin. On va ouvrir un musée à Louiseville où on va retrouver l'histoire religieuse de Saint-Justin, où on va pouvoir exposer ce qu'on ne peut pas vendre.»

Yves Brunet de Maskinongé a procédé de façon très méthodique pour cette vente aux enchères. Celui qui prend plaisir à courir les encans a fait le tour des items et a dressé une liste. Il était très satisfait de ce qu'il a pu dénicher.

«J'ai eu tout ce que je voulais au prix que je m'étais fixé», se réjouit-il. Des articles de vaisselle, un réchaud, des meubles: il estime avoir dépensé un peu plus de 500 $ au cours de cette journée.

Le montant amassé servira à payer les assurances, à assurer le déneigement des entrées l'hiver ainsi qu'à rémunérer les prêtres provenant de l'extérieur de la paroisse qui viennent y faire des célébrations. Sans avancer de chiffres exacts, c'est au moins quelques milliers de dollars qui seront nécessaires pour acquitter toutes ces tâches.

Rappelons que les paroissiens de Saint-Justin ont dû procéder à la fermeture de leur église à cause d'une infiltration d'eau qui aurait nécessité un investissement de plus de 150 000 $.

Quant à la vente de l'église, aucune offre d'achat n'est sur la table présentement. Même s'il croit que l'église devrait être démolie, l'abbé Guillemette estime que l'acheteur potentiel pourra rentabiliser son achat avec certaines parties de l'architecture dont la toiture en cuivre et les arches de bois qui sont en bon état.

«En avant, il y a un grand parc, il y a un stationnement asphalté. Il y a des possibilités», mentionne-t-il. «À ceux qui ne voient pas ça, ils sont complètement aveugles.»

Pour l'instant, les messes sont célébrées dans un local du bâtiment abritant la bibliothèque municipale.

«Ce sera encore célébré là tant et aussi longtemps que les gens vont y assister et qu'on sera capable monétairement de faire venir des prêtres de l'extérieur.»

Actuellement, une quarantaine de fidèles se présentent encore à chacune des célébrations.

«Présentement, on vit un tournant. On ne sait pas trop quel sera l'avenir des églises, lesquelles vont rester. C'est tout un questionnement qui s'en vient», convient-il.

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