L'excitation est dans l'air

L'aventurier Frédéric Dion sera largué le 18 août... (Courtoisie)

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L'aventurier Frédéric Dion sera largué le 18 août prochain en plein coeur du Yukon et devra retrouver la civilisation sans équipement.

Courtoisie

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les derniers préparatifs sont en branle pour l'aventurier Frédéric Dion, à quelques jours seulement de son périple au Yukon. Même si mille et une choses restent à faire avant le grand départ, la priorité reste avant tout de profiter de la dernière fin de semaine avec sa famille.

«Pour l'instant, je me concentre sur ma prise de poids et sur ma famille. Je profite de chaque moment et chaque heure avec eux. Je vais d'ailleurs consacrer ma fin de semaine à des activités familiales», souligne-t-il.

La préparation va bon train, mais difficile pour Frédéric Dion de dire comment il se sent à quelques jours de la grande aventure. «Physiquement je suis plus que prêt, je me suis bien entraîné, mais il y a des facteurs plus stressants. Mais je dirais que c'est plus excitant comme aventure qu'épeurant, malgré tout», avoue-t-il.

L'aventurier Frédéric Dion sera largué en plein coeur du Yukon le 18 août prochain, les yeux bandés et pratiquement sans équipement. Il devra tenter de survivre en forêt et retrouver son chemin vers la civilisation, et ce, sans l'aide d'une boussole et sans nourriture. Son périple devrait durer entre une et trois semaines. Le défi sert à amasser des fonds pour Opération Enfants Soleil.

Le seul outil dont pourra bénéficier Frédéric est sa gourde spéciale, qui contient quelques commodités, dont un couteau, un briquet, un filet à moustiques et un léger équipement de pêche. Le briquet demeure l'outil le plus important pour sa survie, estime Frédéric Dion.

Si l'aventurier est habitué à ce genre d'expédition, son aventure au Yukon reste une des expériences les plus difficiles de sa vie. «C'est trois fois plus difficile que mon aventure en Antarctique. Mais tout va dépendre des conditions météo», mentionne-t-il.

La possibilité d'échouer est cependant impossible pour l'aventurier. «Je suis confiant, mais avec une telle aventure, on doit redéfinir ce qu'est le succès et l'échec. Pour moi, un échec, c'est faire quelque chose qui ne me fait pas vibrer et le succès se trouve dans chaque pas et chaque heure de survie. Si j'abandonne après 260 heures par exemple, ça va être un succès de 260 heures et non un échec», précise-t-il.

Sans nourriture et sans eau, Frédéric devra trouver lui-même de quoi se nourrir. «C'est certain que la nature offre plein de possibilités comme des champignons par exemple, mais ce n'est pas assez calorique, donc je vais devoir tenter de chasser avec des techniques de base pour pouvoir manger du poisson ou d'autres animaux», soutient-il.

À quelques jours de son périple, la prise de poids est donc nécessaire pour sa survie. «Pour l'instant, j'ai seulement une vingtaine de livres de gras, donc je dois manger plus qu'à l'habitude si on considère que je peux perdre une dizaine de livres par jour lors de mon expédition», explique l'aventurier.

La météo est pour l'instant la seule préoccupation de Frédéric Dion. «Vous pouvez me souhaiter du beau temps, car c'est le facteur qui a le plus de chance de me faire réussir. Du beau temps, ça signifie du temps pour faire sécher mes vêtements, pour faire une sieste ou pour mieux me situer par rapport au soleil par exemple», conclut Frédéric Dion.

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