Tout écartillé: un environnement de travail idéal

Le grand Américain Eric Bates, personnage central du... (Andréanne Lemire)

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Le grand Américain Eric Bates, personnage central du spectacle Tout écartillé, dit avoir adoré travailler au sein de ce spectacle à Trois-Rivières cet été. On présente ce soir la dernière représentation de ce spectacle à l'Amphithéâtre Cogeco.

Andréanne Lemire

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est ce soir que sera présentée la toute dernière représentation du spectacle Tout écartillé à l'Amphithéâtre Cogeco. Très nombreux seront les spectateurs qui en garderont un souvenir ému. Ils ne sont pas les seuls: les artistes du Cirque aussi, si on se fie à l'un d'eux, Eric Bates.

Le nom ne dit peut-être pas grand-chose même à ceux qui ont vu le spectacle; qu'il suffise de dire qu'il est celui qui incarne Lindbergh, personnage central du récit et celui qui effectue l'impressionnant numéro de jonglerie avec des boîtes de cigares. 

On pourrait parler de pratiquement n'importe quel numéro pour l'identifier puisque le grand Américain de 28 ans est sur scène pour tous les numéros sauf deux ou trois pendant lesquels il doit s'affairer en coulisses pour des changements de costumes.

Professionnel depuis cinq ans après avoir peaufiné son apprentissage du métier au sein de l'École nationale de cirque à Montréal, il a oeuvré au sein de plusieurs compagnies avant de travailler avec le Cirque du Soleil. «J'ai adoré faire le spectacle de cet été. J'y ai eu énormément de plaisir même si j'étais vraiment très occupé. Au départ, je faisais des barres russes, de la jonglerie et le numéro de banquine. En plus, notre personnage principal s'est blessé et j'ai été appelé à le remplacer de sorte que tout d'un coup, je me suis retrouvé à être sur la scène tout le temps sauf pour des changements de costumes.»

On devine que l'exigence est très élevée; l'artiste/athlète en convient tout en ne semblant nullement incommodé. «C'est un peu la norme depuis quelques années dans le monde du cirque: plutôt que d'aller sur scène pour un numéro spécifique comme on le faisait dans des soirées de cabarets traditionnelles, on incarne un personnage que le public apprend à connaître à travers tout le spectacle. Personnellement, je préfère cette approche bien que ce soit exigeant.»

Le natif du Vermont n'était pas du spectacle de l'année dernière, bien qu'il soit venu y assister, et il a apprivoisé l'environnement unique qu'offre l'amphithéâtre Cogeco. «C'est certainement un des plus beaux théâtres dans lequel j'ai eu l'occasion de travailler: ne serait-ce que pour le montage du spectacle alors que nous avons travaillé à l'extérieur en lumière naturelle dans un environnement magnifique. Il y a tant de possibilités à exploiter ici grâce notamment au paysage environnant et à tout ce qu'il est possible de réaliser avec les éclairages. Et c'est si vaste.»

L'immensité de l'espace n'est pourtant pas un frein à un contact quasiment intime avec les spectateurs, soutient-il. «C'est assez extraordinaire mais il arrive qu'on entende une seule personne réagir à une blague ou une mimique et ça nous stimule. Robert Charlebois a un tel pouvoir d'évocation pour le public que les gens réagissent à énormément de petites références et on le sent sur scène. On a même quelques blagues qui s'adressent à de vrais connaisseurs du répertoire de Charlebois et quand on entend que l'une d'elles marche très bien auprès de quelques personnes, je ne sais pas trop pourquoi, mais ça nous fait encore plus plaisir. On a l'impression de s'adresser à des individus de façon personnelle malgré qu'il y ait des milliers de gens devant nous.»

C'est donc que les artistes maintiennent un contact privilégié avec le public malgré les invraisemblables exigences physiques et mentales des numéros présentés. «Oh oui, on sent le public! Bien sûr, on doit rester concentrés quand on tient un mât de 25 pieds en haut duquel se trouve une partenaire et qu'on doit aussi être synchro avec la musique mais on sent très bien que les gens apprécient la musique et le spectacle. Celui-ci a tant de différents niveaux d'interprétation.»

«Les gens d'ici apprécient beaucoup le cirque dans ses diverses nuances. Aux États-Unis, dans des numéros plus lents, sombres ou nostalgiques, les gens ont tendance à rire parce que pour eux, le cirque doit être drôle. Ici, le public est ouvert à différentes propositions et il nous suit où que nous allions avec la musique de Charlebois.»

Lui-même, depuis le Vermont de son enfance, n'a pas connu Robert Charlebois et c'est ici qu'il a découvert sa musique. Ce qu'il en pense? «Habituellement, quand on entend des chansons à répétition, on finit par ne plus être capable de les supporter. Cette fois, ce n'est pas du tout le cas. Tout le monde a encore un plaisir fou à danser sur la musique dans les coulisses. C'est très accrocheur et ça se prête tellement bien à des numéros de cirque.»

Pour ce qui est de son séjour à Trois-Rivières, Eric Bates dit l'avoir beaucoup apprécié. «C'est une très jolie ville, très animée et dynamique. On a passé un super bel été chez vous: il y a tellement de coins agréables pour se baigner, manger, relaxer, se faire des barbecues, sortir et en même temps, elle conserve le charme des villes de dimension plus modeste où on se sent facilement chez soi. Je suis aussi agréablement surpris de voir qu'une ville de taille moyenne comme la vôtre accueille un spectacle de cette envergure et d'aussi grosses foules. C'est assez exceptionnel.»

«En ce qui me concerne, si j'ai la possibilité de revenir ici l'an prochain, je n'hésiterai pas une seule seconde.»

Le Cirque et des feux d'artifice

La toute dernière représentation du spectacle Tout écartillé de la série Hommage du Cirque du Soleil coïncide avec la présentation du spectacle pyrotechnique présenté par le Grand Prix de Trois-Rivières. Comme l'Amphithéâtre Cogeco est situé à un endroit privilégié pour apprécier les feux, la direction de la Corporation de l'Amphithéâtre désire faire savoir que les détenteurs de billets pour le spectacle auront droit à une prolongation de leur émerveillement puisqu'ils seront invités à admirer le feu d'artifice depuis l'espace gazonné de l'amphithéâtre tout juste après la fin du spectacle du Cirque du Soleil.

À noter que les spectateurs sont convoqués au spectacle Tout écartillé à 20 h 45 soit l'heure habituelle du spectacle. Il reste quelques billets disponibles pour la représentation de ce soir rehaussée par la présentation de la Magie des Feux. On peut se les procurer par la billetterie de la salle Thompson ou en ligne au www.amphitheatrecogeco.com.

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