Du soutien pour les employés du Comfort Inn

Les employés du Comfort Inn de Trois-Rivières ont... (Photo: Amélie Houle)

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Les employés du Comfort Inn de Trois-Rivières ont eu l'appui de sympathisants des sections locales du syndicat Unifor lors d'une manifestation vendredi.

Photo: Amélie Houle

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La pluie n'a pas empêché les sympathisants des sections locales du syndicat Unifor de venir appuyer en grand nombre les employés de l'hôtel Comfort Inn de Trois-Rivières, qui sont sortis dans la rue, vendredi midi, pour démontrer leur mécontentent face à l'absence de négociations avec leur employeur.

Une rencontre de conciliation a d'ailleurs eu lieu le 10 août dernier, sans toutefois arriver à un consensus. La sortie dans la rue des employés et du syndicat Unifor était prévue, mais la partie patronale n'avait pas été avisée. «Étant donné que c'est une petite unité de travail au Comfort Inn de Trois-Rivières, on veut que les gens sentent qu'ils ont l'appui du syndicat et c'est pour cette raison qu'on a invité des gens des sections locales d'Unifor de partout au Québec pour leur démontrer. Avec cette manifestation, on montre que ce n'est pas juste les salariés de Trois-Rivières qui sont attaqués, mais c'est Unifor au complet qui se sent attaqué», souligne le président de la section locale 761 du syndicat Unifor, Jonathan Proteau.

M. Proteau était visiblement satisfait de la réponse des sections locales qui se sont déplacées pour venir appuyer leurs collègues. Lors du passage du Nouvelliste, une trentaine de personnes étaient sur place. «Malgré le court délai qu'on leur a donné, puisqu'on attendait de voir ce que la rencontre de conciliation du 10 août allait donner, on est très content du taux de participation», mentionne-t-il.

Les manifestants tenaient quant à eux à démontrer leur appui et leur soutien aux employés du Comfort Inn. «On connaît des gens qui travaillent ici et c'est pour moi une question de soutien. Si mon employeur faisait la même chose, j'aimerais ça avoir le même soutien», avoue Jacques Prégent,un sympathisant qui était sur place vendredi.

Une quinzaine d'employés, notamment les employés d'entretien et ceux affectés à la réception sont touchés par cette grève qui fait rage depuis le 1er août dernier. Les deux conventions collectives sont, pour leur part, échues depuis le 1er novembre 2015.

Les points sur lesquels la partie patronale et les employés tentent de s'entendre concernent les régimes de retraite, une augmentation salariale, la protection du travail et les assurances collectives. La partie syndicale tente, de son côté, de faciliter l'obtention du statut temps plein et critique la position de l'employeur, qui consiste selon elle, à maintenir un statut précaire des emplois.

Malgré l'ambiance festive de la manifestation, Jonathan Proteau tient à souligner qu'un tel conflit n'est plaisant pour personne, autant du côté patronal que pour les employés. «Idéalement, on aurait aimé rentrer au travail le 11 août, mais on n'est pas les seuls responsables de la suite des choses. Tant que l'employeur va refuser de négocier avec nous, le conflit va perdurer», précise-t-il.

La partie patronale ne souhaite cependant pas commenter la situation.

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