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«Il faut que ça tourne à l'année», affirme l'ancien propriétaire de la cabane chez Hill

L'ancien propriétaire de la Cabane chez Hill, Thierry... (Olivier Croteau)

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L'ancien propriétaire de la Cabane chez Hill, Thierry Vasseur.

Olivier Croteau

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'automne 2014, Thierry Vasseur vendait la Cabane chez Hill à la chanteuse Nathalie Simard et son conjoint, Lévis Guay. Près de deux ans plus tard, cet ingénieur de formation ne se dit aucunement étonné par les déboires financiers des nouveaux propriétaires.

«Je ne suis pas surpris qu'ils aient 100 000 piastres dans le trou. Et ce n'est pas nécessairement seulement à cause du festival. En général, il faut faire tourner ça à l'année. Et eux, en faisant ça avec des artistes plus connus, l'argent sort plus vite», a-t-il confié au Nouvelliste.

Inspiré par la cabane à sucre de ses parents, celui-ci s'était laissé séduire par le potentiel des installations de Saint-Mathieu-du-Parc, d'où l'acquisition des lieux, alors fermés, en 2009.

«Moi, quand je l'ai reprise, je me suis battu pour la remonter, la repartir, mais ça n'a pas été rentable. Eux, ils veulent faire ça encore plus beau, plus grand. Ils ont bien rénové ça, ils ont mis de l'argent dedans. Mais il faut que ça tourne à l'année, au moins minimum l'été, et pas juste faire fonctionner ça trois mois dans l'année. C'était déficitaire, donc, je n'ai pas fait d'argent avec ça. Il fallait que je supporte ça, que je paie les employés, les fournisseurs», raconte M. Vasseur, qui avait loué l'endroit avant de procéder à la vente.

Lors de l'acquisition, il y a sept ans, l'homme avait été contraint d'investir 125 000 dollars pour refaire les égouts, et ce, en conformité avec le ministère de l'Environnement.

«J'avais tellement de rapports à faire pour ce commerce-là, pour satisfaire les fonctionnaires fédéraux, provinciaux, municipaux», se rappelle-t-il.

Celui-ci aura eu son lot de difficultés avec la Municipalité pour vendre de l'essence durant l'été alors que ça se faisait déjà l'hiver pour les motoneiges. Et il a été contraint d'enlever un panneau d'affichage pour plaire aux exigences du gouvernement.

«J'ai trouvé ça dommage que les voisins se plaignent du bruit parce que c'est un commerce qui est là depuis les années 50 et c'est là pour fonctionner, pour avoir des activités. Il faudrait que la cabane existe, mais ne fasse pas d'activités. Ils auraient pu tolérer cinq fins de semaine. C'est une belle activité. C'est décourageant de voir ça. Je trouve ça très dommage que quelques individus oublient le passé de la cabane et l'argent qu'ils en ont tiré eux-mêmes et veuillent mettre des bâtons dans les roues», déplore M. Vasseur.

Selon lui, certains conseillers municipaux, impliqués dans des commerces environnants durant l'été, s'opposent aux initiatives de la Cabane chez Nathalie «parce que ça leur fait concurrence».

«Avant, il y avait un autre maire qui était plus favorable au développement de Saint-Mathieu. Il y a comme deux gangs. Il y a la vieille garde qui veulent garder ça tranquille et il y a les gens des commerces qui veulent que ça tourne», observe-t-il.

Ce dernier comprend mal l'attitude de la Municipalité. «Il n'y a pas si longtemps, Saint-Mathieu payait pour faire des activités, mais ils trouvaient que c'était trop d'argent dépensé pour faire des activités qui n'étaient pas rentables comme telles pour la Municipalité. Mais ça faisait bouger les choses. Là, quelqu'un de privé le fait, ça ne coûte rien à la Municipalité, mais on ne les aide pas. On encourage plutôt les voisins», a conclu M. Vasseur.

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