Cabane chez Nathalie: Saint-Mathieu réclame son dû

Nathalie Simard lors de l'assemblée publique de lundi... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Nathalie Simard lors de l'assemblée publique de lundi à Saint-Mathieu-du-Parc. Le maire Claude McManus figure à la table derrière elle.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Saint-Mathieu-du-Parc) Sur la liste des comptes en souffrance de la Cabane chez Nathalie apparaît la Municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc. Or, il n'est pas question pour le maire Claude McManus d'accorder un congé de taxes à l'entreprise pour éponger les 10 000 dollars impayés depuis 2015.

«On ne peut pas faire ça. On est régi par des lois. Je m'attends à ce que les taxes soient payées avant la fin de l'année parce qu'il va y en avoir d'autres taxes par-dessus ça. Nathalie Simard connaît ça les spectacles. Je trouve ça bien correct qu'elle en fasse. Ils sont bons. Et c'est bien beau de mettre la faute sur la Municipalité, mais est-ce qu'ils ont un problème de gestion?», lance le premier magistrat.

D'ailleurs, depuis la vente de la Cabane chez Hill, son conseil s'est montré inquiet «dans le sens que tout se faisait sans permis, sans avoir les accords, et qu'on parle de la zone agricole alors que ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on leur a dit».

«Ils veulent nous faire la leçon en nous disant de voir plus loin. Or, quand ils sont arrivés, j'ai regardé les entreprises dans lesquelles le couple avait été impliqué dans les dernières années, et ce que l'on voit, c'est que ça n'a pas duré longtemps et que ça a toujours fini dans la controverse. J'étais déjà inquiet quand ils ont pris la cabane et ça vient juste confirmer mes inquiétudes», confie-t-il.

Celui-ci rappelle que «ce sont eux qui nous avaient proposé la majorité des éléments de l'entente pour le retour de la Foire champêtre». «Nous, on a dit, on va aller voir les citoyens. Ils n'ont même pas pris le temps d'aller les voir. C'est un manque. Ça vient juste démontrer l'inquiétude que le conseil avait formulé, c'est qu'on se préoccupe très peu du voisinage, de l'entourage», ajoute le maire McManus.

À son avis, un bon entrepreneur doit avoir un certain leadership. «On vient de fêter les 60 ans de l'épicerie Langlois. Mais quand on regarde le portrait, ce sont des gens qui respectaient la loi, qui regardaient le voisinage, qui ont tenu compte de l'environnement et qui collaboraient», a-t-il donné comme exemple.

Or, à ses yeux, les promoteurs de la Cabane chez Nathalie ne rencontrent pas ce qu'il attend d'un entrepreneur, c'est-à-dire, qu'il soit sérieux et respectueux. «Leur cheminement me déçoit beaucoup. Dans nos discussions, je me suis aperçu qu'ils ont eu un problème dans l'exploitation de la sucrerie. Semble-t-il qu'ils ont été obligés d'enlever toute la tuyauterie pour relier avec la cabane à sucre et ça, ça m'inquiète», poursuit M. McManus. «Et quand Mme Simard dit que sa cabane ne vaut plus cher, peut-être qu'elle ne vaut plus cher dans leur manière de gérer. Mais la cabane à sucre, elle fonctionnait avant», renchérit-il.

Si l'entreprise devait fermer ses portes, «je ne tomberais pas en bas de ma chaise». «C'est fini le dossier en autant que je suis concerné. Il y a des choses auxquelles là je m'attends. Je veux qu'on respecte la réglementation au niveau du lotissement, qu'on respecte nos règlements, dont celui de la nuisance, applicable par la Sûreté du Québec. Je vais faire la démarche pour qu'on applique ce règlement de la MRC», a laissé entendre le maire.

Finalement, M. McManus dit souhaiter la survie de l'entreprise. «Nous, on va surveiller ça. On veut que la cabane à sucre demeure une cabane à sucre. Il faut qu'ils la relancent avec des gens qui connaissent ça et qu'ils se réorganisent vraiment par rapport à notre réglementation», a-t-il conclu.

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