Heidi Levasseur se prépare pour sa traversée de l'Atlantique

La Sirène du Québec, Heidi Levasseur est prête... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La Sirène du Québec, Heidi Levasseur est prête plus que jamais pour son projet de la traversée de l'Atlantique en 2018.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Maintenant que la poussière commence à retomber depuis son périple de Roberval à Tadoussac, Heidi Levasseur est plus motivée que jamais à entreprendre son plus gros défi de tous les temps, celui de la traversée de l'Atlantique en 2018.

Alors que la météo n'a pas été toujours clémente lors de son dernier défi au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Heidi Levasseur se sent confiante de pouvoir réaliser un périple encore plus gros.

«Je ne suis pas découragée du tout, ça me montre seulement à quoi je dois m'attendre pour 2018. Je n'étais pas équipée comme je le voulais, mais c'est certain que je vais l'être pour l'Atlantique», avoue celle que l'on surnomme la Sirène du Québec. Dans son dernier défi, Heidi Levasseur a nagé environ 215 km de Roberval à Tadoussac, en 10 jours.

Elle reste toutefois consciente que d'autres défis s'imposeront à elle en cours de route. «Il va y avoir des défis techniques et relationnels puisqu'on va rester très longtemps sur le bateau tous ensemble. Mais il va y avoir un gros travail d'adaptation en mer puisque je ne peux atteindre le sol à aucun moment», souligne-t-elle.

Son projet consiste donc à nager 5000 km entre la côte est américaine et la ville de La Rochelle en France. Un périple qui devrait s'échelonner sur une période de trois à cinq mois, à raison de trois jours de nage et d'une journée de repos.

«Avec mes capacités physiques, je compte nager entre six et huit heures par jour. C'est une prédiction, mais je compte faire une quarantaine de kilomètres par jour», mentionne Heidi.

Si elle réussit cet exploit, elle sera la première femme à exécuter cette traversée et la première à traverser l'Atlantique à la nage.

«Mon but avec ce périple, ce n'est pas d'être la première à faire ça, mais je veux contribuer à quelque chose. Faire avancer la science ou mieux comprendre le corps humain par exemple», souligne-t-elle.

Même si ce défi s'annonce être le plus important de sa vie, pas question de modifier son entraînement.

«Mon entraînement ne sera pas plus intensif, car je suis prête, j'ai une base et mon système est habitué. Depuis quelques années, j'ai même diminué ma charge d'entraînement, mais elle est mieux répartie, ce qui me laisse le temps de faire autre chose et de me reposer», confie la Sirène du Québec.

Pour la durée de sa traversée, Heidi souhaite s'entourer d'une équipe qui la suivra tout au long de son aventure.

«Le plus important, c'est d'avoir une personne pour me traiter musculairement, mais je vais aussi avoir besoin d'un médecin, de capitaines pour piloter le bateau qui me suivra et d'une équipe de recherche», explique-t-elle. Elle est d'ailleurs présentement à la recherche de personnes qui souhaiteraient l'accompagner dans son périple.

La nageuse qui estimait devoir obtenir un montant de 500 000 $ pour ce projet il y a quelques mois, avoue que le montant a grimpé à plus d'un million de dollars.

La vente d'articles promotionnels permettra d'atteindre ce montant, estime-t-elle, mais l'idéal est de trouver un partenaire. Elle est d'ailleurs en négociations avec un commanditaire actuellement, souligne la nageuse.

Bien que le projet aura lieu dans deux ans seulement, Heidi a quelques projets en tête, mais rien de significatif avant le grand saut. Elle sera tout de même présente à quelques événements à travers le Québec pour faire la promotion de son périple dans l'Atlantique.

Qu'est-ce qui l'attend après ce défi? Rien d'aussi gros n'est prévu, assure-t-elle.

«Cette traversée, c'est le défi de ma vie. Je suis satisfaite de ce que j'ai déjà accompli et je ne vois pas la nécessité d'en accomplir plus en natation. Mais c'est certain que je ne me ferme pas de portes si jamais quelque chose arrive», conclut-elle.

Lors de la traversée, ceux qui le désirent pourront suivre la Sirène du Québec grâce à un système de localisation ou via sa page Facebook.

Les défis d'Heidi

2009: Descente de la rivière Saint-Maurice de La Tuque à Trois-Rivières en 5 jours

2010: Descente de la rivière Saint-Maurice de La Tuque à Trois-Rivières en 3 jours

2010: Le Tour en solo du lac Saint-Jean en 6 jours

2010: Descente en solo du fleuve Saint-Laurent, de Montréal à Québec en 9 jours

2011: Le 24 Heures de La Tuque en solo. Plus de 19 heures de nage sur 75 km

2011: Descente en solo du fleuve Saint-Laurent, de Québec à Matane en 17 jours

2012: Descente en solo de la rivière des Outaouais, de Gatineau à Montréal en 7 jours

2014: Descente en solo du fleuve Saint-Laurent, de Montréal à Québec en 8 jours

2015: Descente en solo du fleuve Saint-Laurent, de Montréal à Québec en 7 jours

2016: Descente en solo de Roberval à Tadoussac en 10 jours

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