L'hôtel Comfort Inn de Trois-Rivières en grève

Seize employés du Comfort Inn ont décidé de... (Andréanne Lemire)

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Seize employés du Comfort Inn ont décidé de prendre les grands moyens pour se faire entendre par l'employeur avec qui les discussions achoppent depuis dix mois maintenant.

Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'hôtel Comfort Inn de Trois-Rivières est en grève depuis minuit samedi. Les employés de la réception et des services d'entretien refusent d'acquitter leurs tâches devant l'intransigeance de leur employeur avec qui les négociations n'aboutissent pas depuis dix mois maintenant.

Le syndicat dénonce le recours à des briseurs... (Olivier Croteau) - image 1.0

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Le syndicat dénonce le recours à des briseurs de grève à l'hôtel Comfort Inn de Trois-Rivières.

Olivier Croteau

Au total, ce sont 16 employés qui sont en grève. À une semaine du début du Grand Prix de Trois-Rivières, le directeur général de l'hôtel aurait préféré éviter d'en arriver là, mais assure que l'hôtel reste accessible.

«L'hôtel est toujours fonctionnel. [Le Grand Prix], c'est une grosse période, mais on s'en sort malgré tout. On est fonctionnel à 100 %. Les réservations sont honorées», assure Jason Potter.

Les points en litige sont nombreux: régime de retraite, augmentation salariale, protection du travail et assurances collectives. Moins du tiers des travailleurs syndiqués ont un statut à temps plein. Alors qu'elle tente de faciliter l'obtention du statut temps plein, la partie syndicale reproche à l'employeur de vouloir maintenir le statut précaire des emplois.

«Nos membres n'ont eu d'autres choix que d'exercer ce moyen de pression ultime en raison de l'intransigeance de l'employeur. C'est lui qui a créé ce conflit de toutes pièces. Il doit comprendre que nos membres sont décidés à se battre pour leurs droits», maintient Jonathan Proteau, président de la section locale 761 du syndicat Unifor et porte-parole à la table de négociation.

Malgré des efforts marqués des syndiqués dans l'espoir d'en arriver à une entente, l'employeur serait demeuré inflexible face à leurs demandes. Un reproche que ne nie pas M. Potter.

«Il y a des points que la partie syndicale demandait qui n'étaient pas acceptables alors oui. On devait avoir une rencontre de conciliation ce mercredi pour entériner des offres. Par contre, eux, ils ont décidé d'appliquer les moyens de pression», déplore-t-il.

«On pensait qu'on serait en mesure de rencontrer le conciliateur plus longtemps, mais la grève était prévisible quand même.»

M. Potter estime que le conflit pourrait durer encore dix jours puisqu'une rencontre de conciliation est prévue le 10 août.

«Ça devrait durer une semaine et demie au minimum à moins qu'il y ait une demande de s'asseoir à la table de négociation. Pour le moment, il n'y a rien de prévu.»

«On souhaite régler ça le plus tôt possible. Ça dépend de la volonté des deux côtés», laisse-t-il tomber, rappelant que tout fonctionne, mais à personnel réduit alors que le personnel cadre est mis à profit.

Les deux conventions collectives sont échues depuis le 1er novembre 2015.

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