La compagnie aérienne NewLeaf s'intéresse à Trois-Rivières

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Les pistes d'atterrissage de l'aéroport de Trois-Rivières sont convoitées par le nouveau joueur dans l'industrie aérienne, NewLeaf.

Stéphane Lessard

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Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) NewLeaf, une nouvelle compagnie aérienne canadienne qui offre des vols à bas prix pourrait débarquer en région. «Trois-Rivières est un marché intéressant. On regarde pour commencer à opérer au Québec cet hiver. D'ici six mois, on aura fait des démarches», affirmait le PDG de NewLeaf, Jim Young.

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Jim Young, président de NewLeaf Travel, a expliqué jeudi que sa compagnie s'intéresse au marché québécois, dont à l'aéroport de Trois-Rivières.

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Le transporteur aérien qui a amorcé ses opérations ce lundi tente une percée dans le marché canadien. Sa stratégie repose sur une offre de vols à des tarifs très bas dans des moins grands centres urbains que ceux de Montréal, Toronto ou encore Vancouver.

Ainsi, pour une entreprise qui évite les grands centres, Trois-Rivières a du potentiel. Située entre Montréal et Québec, sa situation cadre avec le plan d'affaire de NewLeaf. «L'aéroport de Montréal dispose déjà d'une offre complète. Ce qu'on vise, c'est de desservir de plus petits aéroports qui n'intéressent pas les grandes compagnies aériennes. Bien que Québec soit intéressante, les frais d'opération exigés par son aéroport sont très élevés», ajoute M. Young.

Pour l'instant, l'entreprise qui oeuvre dans les aéroports de moyenne envergure comme Hamilton dit vouloir se concentrer sur ses opérations dans l'Ouest du pays. Il n'en reste pas moins que pour NewLeaf, un marché existe en Mauricie. «Beaucoup de gens partent vers Burlington et Plattsburgh pour avoir accès à des vols à moindre coût. C'est ce bassin-là de consommateurs qu'on vise», souligne-t-il.

À la lumière de l'intérêt porté par NewLeaf envers Trois-Rivières, le maire Yves Lévesque assure que la Ville est présentement sur le dossier de l'aéroport et scrute le terrain pour attirer des transporteurs aériens en région. Il avoue par contre que la Ville n'a pas entamé de pourparlers avec NewLeaf. «À partir du moment où une ligne d'aviation nomme Trois-Rivières comme site potentiel d'établissement, c'est certain qu'on va entrer en contact avec eux», déclarait-il.

Quant à Jean Côté, directeur général adjoint d'Innovation et Développement économique Trois-Rivières, il soutient que du travail est en cours en vue d'attirer des transporteurs aériens. «On fait des efforts afin d'offrir en région une ligne de transport de passagers à l'aéroport de Trois-Rivières. On a une entente avec l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) qui fait en sorte que dès qu'un transporteur accepte d'opérer à Trois-Rivières, on obtiendra notre système de sécurité», affirmait-il.

Toutefois, de l'aveu même du maire, l'entente avec l'ACSTA pose problème. «L'ACSTA nous force à soutenir 100 % des frais liés au système de sécurité. Or, les villes qui bénéficient déjà de ces services de sécurité n'ont pas à supporter un tel fardeau fiscal. Si on va de l'avant avec cette entente, on va devoir charger le double des frais que ce qui se voit dans d'autres aéroports. C'est un non-sens et on travaille afin de faire bouger les choses», déclare M. Lévesque.

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NewLeaf dessert déjà plusieurs destinations au Canada, dans des aéroports souvent éloignés des grands centres. La compagnie cherche à faire une percée au Québec, où elle ne dessert présentement aucune destination.

Par ailleurs, des investissements seront aussi nécessaires avant qu'un premier vol commercial s'envole de la capitale régionale. «Nous devrons agrandir l'aéroport si on veut permettre le transport des passagers. On attend la réponse des gouvernements fédéral et provincial pour des demandes de subventions», ajoute le maire. 

Questionné à ce sujet, François-Philippe Champagne, député fédéral dans Saint-Maurice-Champlain, affirme que l'enjeu de l'aéroport continuera d'être porté à l'attention des acteurs politiques fédéraux. «J'ai toujours la même vision d'essayer de favoriser le développement de l'aéroport comme pôle économique pour la région. C'est très actif mais ça prend un certain niveau d'infrastructure. On avance et, moi, j'y crois», affirme le député. 

À cet égard, la Ville avait approuvé l'année dernière l'octroi de 1,8 million $ afin de mettre à niveau la piste d'atterrissage de l'aéroport. «C'est maintenant chose faite. La piste est en ordre et le système d'approche des avions aussi. Les gros avions peuvent désormais atterrir à Trois-Rivières», assure le maire.

Rappelons qu'en 2009, Sunwing avait tenté d'offrir des vols vers Cancún et Varadero de l'aéroport de Trois-Rivières. La tentative avait avorté puisqu'Ottawa avait refusé d'octroyer l'accréditation nécessaire aux services de contrôle et de sécurité de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien.

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