Alain Gaudet vient en aide à son ami Mike Ward

Malgré la maladie, Alain Gaudet est fidèle au... (François Gervais)

Agrandir

Malgré la maladie, Alain Gaudet est fidèle au poste devant ses écrans d'ordinateur d'où il offre son soutien à l'humoriste Mike Ward.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alain Gaudet souffre de dystrophie musculaire. Cloué à un fauteuil roulant, il mène un combat quotidien pour trouver l'aide nécessaire afin de continuer à habiter son appartement. C'est d'ailleurs pour cela que Mike Ward a lancé, il y a trois ans, un spectacle-bénéfice afin de venir en aide à l'homme malade. Quatre éditions, 60 000$. C'est ce qu'a permis d'amasser l'événement «Mike Ward le magnifique». Ironiquement, ces temps-ci, les rôles sont inversés.

C'est l'été et les gens sont en vacances. Mais pas tous. Pour Alain Gaudet, c'est la période la plus exigeante de l'année. «C'est dur comme emploi de venir m'aider, ce n'est pas payant et il y a un fort roulement de personnel. L'été, c'est la période où je travaille le plus. C'est débile», avoue Alain Gaudet.

Mais même malgré l'horaire de 18 employés à gérer, Alain Gaudet trouve le moyen d'aider Mike Ward, aux prises avec une poursuite intentée par Jérémy Gabriel pour diffamation. Ayant porté sa cause en appel, Mike Ward a lancé une campagne de sociofinancement afin de pourvoir aux 93 000$ qu'il affirme avoir déboursés en frais d'avocats dans cette affaire.

«Je fais de la publicité, je l'appuie sur les réseaux sociaux, c'est le retour du balancier et je suis vraiment content de pouvoir l'aider», a affirmé Alain Gaudet.

Si Mike Ward préfère ne pas parler du soutien qu'il offre à Alain Gaudet, ce dernier ne s'impose pas les mêmes contraintes. «Ça fait partie de mon offre d'aide que de parler de notre histoire. Elle se fait connaître de plus en plus et les gens commencent à comprendre qu'il y a un côté généreux en Mike Ward. Mais il ne veut pas profiter du fait qu'il m'aide pour s'attirer de la sympathie, c'est une personne très humble», soutient M. Gaudet.

L'homme de 43 ans peut compter sur un réseau de plus de 3000 abonnés afin de faire la promotion de la cause. N'allons toutefois pas croire que c'est Mike Ward qui lui a demandé de parler de sa cause, c'est même tout le contraire. «Quand je lui demande ce que je peux faire pour l'aider, il me répond toujours de rester en santé pour notre prochain spectacle», ajoute Alain Gaudet.

D'ailleurs, en appuyant publiquement Mike Ward, Alain Gaudet s'est lui aussi attiré les foudres des détracteurs de l'humoriste. «Depuis le jour 1 du procès de Mike contre Jérémy, j'ai reçu des courriels de commentaires disgracieux, des méchancetés. C'est mon appui à Mike qui m'a valu ces messages. Mais ça fait partie des conséquences d'être une personne publique. En acceptant d'en être une, on s'expose à ça», soutient-il.

Questionné à savoir ce qu'il pense du procès, M. Gaudet soutient qu'en acceptant d'être affiché en public, le petit Jérémy ou, du moins, ses parents, auraient dû s'attendre à ce que des réactions émanent. Il pense aussi que M. Ward est assez critiqué présentement et qu'il n'a pas besoin d'un procès pour réaliser la portée de ses propos.

«On aura beau dire que c'est un humoriste à succès qui a de l'argent, quand tu as des biens et que tu es obligé de t'en départir pour payer tes avocats, c'est dur», affirmait-il. Il suit d'ailleurs avec intérêt la collecte de fonds lancée ce mardi. «Ce matin, on était rendu à 22 000$», dit-il. Il sera donc ravi d'apprendre que la campagne semble aller bon train puisqu'à l'heure où s'écrivent ces lignes, plus de 29 000$ ont été amassés.

Quant à son état de santé, le quadragénaire avoue qu'il a déjà connu de meilleurs moments. «Depuis quelques années, j'ai de la difficulté à respirer, à bouger mes bras. La manipulation de mon bras robotisé me demande beaucoup d'énergie, je suis fatigué», confie-t-il.

Par contre, les spectacles-bénéfices lui permettent toujours de continuer à vivre dans son appartement. Mais si présentement son train de vie lui coûte 70 000$ par année, l'inévitable diminution de ses capacités demandera des moyens financiers supplémentaires. «Et à ce moment-là, je suis convaincu que Mike va être là pour moi», conclut-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer