Régime de retraite: Trois-Rivières s'entend avec les cols bleus

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Une entente est survenue entre la Ville de Trois-Rivières et le syndicat des cols bleus concernant les régimes de retraite.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Près de deux ans après le début de la saga sur le régime de retraite entre la Ville de Trois-Rivières et ses employées, les deux parties en sont finalement venues à une entente.

Cet accord, qui a été accepté par la majorité des cols bleus, engage les travailleurs à investir deux pour cent de plus dans le fonds de stabilisation que le minimum requis par la loi 3 du gouvernement, sur la réforme des régimes de retraite. Cela implique une contribution d'environ sept dollars de plus par salarié sur une base hebdomadaire. «Il va y avoir une légère augmentation des cotisations. Mais c'est pour assurer un surplus dans nos coffres. On a voulu être plus prudent au terme des ententes qu'on a eues pour assurer la pérennité et la sécurité financière du régime», a indiqué Simon Lapierre, président du syndicat des cols bleus de Trois-Rivières, en entrevue à TVA Trois-Rivières.

Du côté de la Ville de Trois-Rivières, on est bien heureux d'avoir trouvé un terrain d'entente, ce qui aura été un travail de longue haleine. Les deux clans ont pris le temps de prendre connaissance de tous les aspects entourant la loi 3 sur les régimes de retraite, afin de mieux comprendre les revendications de chaque partie et pouvoir s'entendre. «Nous sommes soulagés d'enfin pouvoir mettre tout cela derrière nous. Nous avons réussi à faire des concessions de chaque côté, ce que nous n'étions pas en mesure d'accomplir auparavant», souligne Yvan Toutant, porte-parole de la Ville, qui ajoute qu'il est devenu beaucoup plus complexe de s'entendre avec un groupe d'employés depuis que le tout est régi par la loi.

Plusieurs régimes de retraite, autant privés que publics, ont souffert depuis 2008. Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque s'est souvent félicité d'avoir pris le problème de front en refusant de repousser les échéances, ce que plusieurs autres villes ont fait. Ainsi, les déficits actuariels étaient, depuis longtemps, moins importants à Trois-Rivières qu'ailleurs au Québec. Une donnée qui a d'ailleurs été confirmée en 2014 dans une étude réalisée par l'économiste Paul-Daniel Miller, qui classait la Ville de Trois-Rivières comme ayant le fardeau des déficits le plus léger des neuf plus grandes villes du Québec.

Il reste encore du travail pour le conseil, qui ne s'est toujours pas entendu avec plusieurs groupes de syndicats. M. Toutant affirme toutefois que des ententes pourraient se concrétiser sous peu avec les syndicats des pompiers et des cols blancs. «Les discussions vont bon train avec ces deux entités, nous pourrions arriver à des ententes au cours des prochaines semaines.»

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