Incendie à Shawinigan: le Centre Roland-Bertrand tend la main

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Le directeur du Centre Roland-Bertrand, Frédéric Trudelle, dans la salle La Source qui sert de lieu d'entreposage pour le mobilier et les dons qui seront offerts sous peu aux sinistrés.

Sylvain Mayer

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(Shawinigan) La tristesse et la désolation ont laissé place à la mobilisation et à l'entraide, quelques jours après l'incendie dévastateur survenu à Shawinigan jeudi dernier. Après la campagne pour venir en aide aux sinistrés sur Facebook, le Centre Roland-Bertand a lui aussi décidé d'ajouter son grain de sel afin d'épauler les familles dans le besoin.

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L'état des lieux, quelques jours après l'incendie.

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Le Centre Roland-Bertrand a donc la tâche d'entrer en contact avec les familles dont le logis a été détruit par les flammes et de répondre à leurs besoins. Que ce soit pour des meubles, des vêtements ou de la nourriture, l'organisme se charge de communiquer avec les familles pour indiquer à Julie Boissel, qui s'occupe de la page Facebook, les besoins exacts. Jusqu'à maintenant, M. Trudelle et son équipe ont reçu des dizaines d'appels de citoyens qui se sont offerts pour donner aux sinistrés divans, tables et électroménagers.

«C'est vraiment beau de voir que la ville de Shawinigan se serre les coudes pour venir en aide aux victimes. Leur aide pourra leur permettre de passer au travers plus facilement», constate M. Trudelle.

C'est à partir de mardi que la page Facebook Aide sinistrés Shawinigan, créée à la suite de l'incendie, pourra aider concrètement les familles. Le Centre Roland-Bertrand a maintenant une meilleure idée des besoins chez les familles sans logis et peut du même coup signaler les besoins et la quantité recherchée de chaque foyer. Les gens pourront donc combler les demandes selon les publications qui seront écrites à mesure que de nouveaux besoins s'ajoutent. Le mobilier et les autres dons offerts par la population seront stockés dans l'entrepôt de l'organisme et de la salle La Source, qui se situe dans le bloc adjacent, avant d'être redistribués aux sinistrés.

L'organisme shawiniganais participe à l'amélioration de la situation que vivent les personnes démunies et favorise leur développement depuis maintenant 33 ans. Lorsqu'il a été mis au courant de la campagne lancée par la citoyenne Julie Boissel, le directeur du Centre Roland-Bertrand, Frédéric Trudelle, s'est empressé de la contacter afin de lui donner un coup de main. «Lorsque j'ai vu la page Facebook qu'elle a créée, j'ai pu constater le bel élan de solidarité que les gens ont démontré. Nous n'avons pas hésité avant d'offrir notre aide», soutient M. Trudelle, qui devra se débrouiller avec un effectif réduit pour réaliser ce tour de force en raison des vacances d'été.

Un résultat inespéré

Lorsqu'elle a créé cette page, Julie Boissel s'attendait à recueillir quelques meubles et à aider une famille tout au plus. Mais au cours des derniers jours, toute la population s'est mobilisée pour la cause. Près de 350 personnes ont aimé la page et des dizaines de personnes ont offert du mobilier ou de l'aide aux familles démunies. «Je suis extrêmement surprise et touchée par l'ampleur que ça a pris. Je suis native de Shawinigan je suis extrêmement fière de l'être en voyant la réaction de la communauté.»

Au cours des prochains jours, Mme Boissel et le Centre Roland-Bertrand tenteront également de trouver un endroit où placer les sinistrés. Même si une dizaine de familles ont su, via leurs assurances ou leur famille, trouver un toit, certaines familles n'ont pas trouvé preneur. Selon Frédéric Trudelle, il ne devrait pas être difficile de placer ces personnes puisque, encore une fois, les gens ont levé la main pour héberger les sinistrés.

«Plusieurs propriétaires d'immeubles à logements ont offert des mois gratuits pour laisser le temps aux familles de se remettre de cet événement tragique. Il y a même des familles qui louent leur maison pour l'été. Ça rend la tâche moins difficile pour nous.»

Du côté du Service d'incendie de Shawinigan, on indique qu'il n'y a toujours pas eu de développement dans l'enquête de l'incident. Rappelons que l'incendie a ravagé trois immeubles de la 1ère Rue de la Pointe. Un mégot de cigarette éteint dans un pot de fleurs d'un des locataires serait toujours la cause présumée de ce tragique événement.

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