L'effet «Fred» ne s'essouffle pas à Saint-Élie-de-Caxton

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Le chauffeur de carriole André Lemay ne se plaint pas. Il transporte tout l'été des centaines de touristes impatients de découvrir le village et ses personnages.

Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Saint-Élie-de-Caxton) La Mauricie peut compter sur un fort essor touristique estival, mais un village en particulier semble soudainement s'animer quand les touristes y font leur apparition. À Saint-Élie-de-Caxton, la folie Fred Pellerin est loin de s'essouffler. Pour assurer la pérennité du village, on souhaite toutefois aller au-delà du conteur et révéler au monde entier tout ce que la région a à offrir.

Au magasin général Chez Méo, les propriétaires vivaient leur premier été à la tête d'un commerce sur la rue Principale et sont soufflés par l'affluence de touristes qui prennent le chemin de Saint-Élie durant la saison estivale. «Nos mardis ressemblent à des samedis. Les touristes sont là, beau temps, mauvais temps. Ça nous a beaucoup surpris», avoue Heidi Bellerive.

«Fred Pellerin a créé un monstre», rigole-t-elle. «Au départ, c'est lui qui a amené les gens à Saint-Élie, mais il s'est créé une vie communautaire autour de ça et un dynamisme local. Il a ajouté une touche de folie qu'on ne retrouve pas dans d'autres villages», ajoute Laurence Baillargeon. Elle avance que depuis six ans, une bonne douzaine de nouveaux commerces auraient vu le jour dans le village.

Laurence Baillargeon et Heidi Bellerive, propriétaires du magasin... (Andréanne Lemire) - image 2.0

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Laurence Baillargeon et Heidi Bellerive, propriétaires du magasin général Chez Méo, vivent leur premier été à la tête d'un commerce sur la rue Principale et sont surprises de l'achalandage durant la haute saison. 

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Le Rond Coin est venu au monde pratiquement au même moment où le conteur se taillait une place dans l'espace public. «On ne pouvait pas se fier là-dessus parce qu'on commençait à en entendre parler. Je pense que s'il n'y avait pas eu cet essor touristique-là, on n'aurait pas été ouvert 365 jours par année. Ça nous a vraiment aidés», convient la copropriétaire Marylène Deschênes.

L'une des activités qui ne dérougit pas est bien la visite guidée à bord d'une carriole. Les passagers du chauffeur André Lemay se pressent les uns contre les autres pour pouvoir prendre part à l'une des visites guidées. Les réservations débordent pour les départs. «Ça augmente d'année en année. L'été passé, ça a été une année record. Il y a même des gens qui refont la visite trois ou quatre fois», constate le coloré chauffeur. L'an dernier, Saint-Élie-de-Caxton avait accueilli plus de 30 000 visiteurs.

Le documentaire Saint-Élie-de-Légendes présenté à la télévision l'hiver dernier et, plus récemment, la présence de Fred Pellerin sur les plaines d'Abraham dans le cadre du Festival d'été de Québec, font que la folie se poursuit. «Il fait toujours quelque chose de nouveau pour que le monde ne l'oublie pas», remarque Marylène Deschênes. Selon elle, cela contribue grandement à ce que le village ne sombre pas dans l'oubli et profite encore de la notoriété du conteur.

Les cartes postales représentant les vedettes de Saint-Élie-de-Légendes se vendent d'ailleurs comme des petits pains chauds Chez Méo. «Les gens se sont attachés aux personnages. Ils ne viennent plus seulement pour Fred Pellerin. Ils veulent rencontrer Rocker, Mme Garceau et Léo Déziel», explique Heidi Bellerive.

La réputation de Saint-Élie semble donc aller au-delà de la présence de leur ambassadeur. «L'autre jour, il y a des Américains qui sont venus et qui ne connaissaient pas Fred Pellerin», signale Mme Deschênes.

La copropriétaire du Rond Coin, Marylène Deschênes. Durant... (Andréanne Lemire) - image 3.0

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La copropriétaire du Rond Coin, Marylène Deschênes. Durant le mois d'août, elle doit souvent refuser des gens pour l'hébergement puisque ses sites sont pleins. 

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Le bureau touristique souhaite d'ailleurs amener Saint-Élie plus loin que les contes et légendes qui caractérisent le village. «On souhaite travailler plus loin que Fred pour assurer la pérennité du village. Fred les attire, mais les touristes découvrent plein d'autres choses», constate Émilie Dallaire, stagiaire au bureau d'information touristique.

Elle cite entre autres le tourisme religieux qui mène plusieurs curieux vers la montagne du Calvaire, où le chemin de croix est une réplique exacte de la voie douloureuse de Jérusalem. Un sentier botanique ouvert en 2013 attire également son lot de touristes.

Des gens de l'extérieur, il y en a à l'année longue, mais plusieurs activités cessent après la haute saison. Au Rond Coin, on souhaite remédier à cela. «On a un projet de planétarium qui va pouvoir occuper les touristes qui viennent au mois de novembre et qui ne savent pas toujours quoi faire. Évidemment, ce sera à la sauce Saint-Élie. Il y aura un aspect éducatif, mais aussi du merveilleux», souligne Mme Deschênes.

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