Prévention des enlèvements: Henri Provencher appelle à l'entraide

Henri Provencher, président de la Fondation Cédrika Provencher... (Photo: Francois Gervais)

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Henri Provencher, président de la Fondation Cédrika Provencher et grand-père de Cédrika, affirme que les organismes de protection de la jeunesse auraient avantage à mettre leurs ressources en commun.

Photo: Francois Gervais

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'approche du cinquième anniversaire de la Journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants (JMPEE), le président de la Fondation Cédrika Provencher et grand-père de Cédrika, Henri Provencher, rappelle l'importance pour les organismes de prévention dédiés à la jeunesse de travailler ensemble.

Le rassemblement semble être le concept central du discours de M. Provencher. En entrevue, il a lancé un appel à la collaboration entre les organismes ayant pour mission de protéger les jeunes. «À la quantité de fugues, d'enlèvements et de disparitions, il est temps de travailler dans le même sens et de mettre l'expérience [des spécialistes] en commun. C'est ça notre objectif», explique-t-il.

Depuis août 2010, la Fondation Cédrika Provencher poursuit sa mission de prévention des enlèvements. Le 31 juillet 2011, la Fondation a lancé la JMPEE, afin d'informer la population sur ses activités, de préciser ses besoins et de démontrer qu'elle demeure active au sein de la communauté.

Pour l'édition 2016 de la JMPEE, M. Provencher semble redoubler d'efforts pour diffuser la tenue de l'événement et faire connaître les motivations derrière la Journée. Interrogé à ce sujet, le président de la Fondation a rappelé que l'appui de la population est un aspect essentiel à la réussite d'une cause. «Le but, c'est de prendre de l'ampleur. Il faut que tout le monde sache pourquoi la prévention est importante», déclare-t-il.

M. Provencher en a également profité pour souligner l'apport de ses collaborateurs. «Nous avons plusieurs partenaires, et grâce à eux, on peut ouvrir la machine. Le fait est que, pour réaliser des projets, ça prend des sous», remarque-t-il. Si les contributions monétaires aident grandement la Fondation, c'est l'aspect humain qui constitue l'autre rouage essentiel de l'organisme.

«Pour que la Fondation fonctionne, il lui faut une administration, et un loyer. Ce sont les ressources humaines et matérielles qui permettent de développer des projets, et ce sont justement ces projets qui alimentent le mouvement. Aussi, nous n'arrêterons pas avant d'avoir mené nos projets à terme», ajoute M. Provencher.

Au sujet des projets évoqués par M. Provencher, il convient d'apporter une précision. C'est que, en plus de ses activités de prévention, la Fondation Cédrika Provencher développe plusieurs projets ayant pour but d'éradiquer les enlèvements d'enfants. Le grand-père de Cédrika souhaite profiter de la JMPEE pour partager les actions entreprises par son organisation avec le public.

«Nous voulons montrer aux gens où en sont les projets, ce que nous pouvons faire, et de quels outils nous disposons. De plus en plus de jeunes sont victimes d'agressions. Il est temps d'agir, et surtout de se rassembler», conclut M. Provencher.

À l'île Saint-Quentin

La Journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants se tiendra le dimanche 31 juillet, de 17 h à 22 h, au parc de l'île Saint-Quentin.

À cette occasion, un pique-nique familial est prévu, avec des clowns, des jeux gonflables, des maquillages et un magicien pour divertir les enfants. Ensuite, plusieurs intervenants prendront la parole, afin de discuter des différents aspects relatifs à la prévention. Plusieurs démonstrations en lien avec les présentations auront aussi lieu. La soirée se terminera avec une chaîne humaine, une prestation de Sir Pathétik et des feux d'artifices.

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