Un gazon en thym pour vaincre les vers blancs

Margriet Vis, une résidente de Trois-Rivières, a remplacé... (François Gervais)

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Margriet Vis, une résidente de Trois-Rivières, a remplacé son gazon par du thym serpolet pour contrer le problème de vers blancs.

François Gervais

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Après avoir eu la mauvaise surprise de voir les vers blancs envahir son terrain, il y a quelques années, une résidente de Trois-Rivières, Margriet Vis, a pris les grands moyens pour en finir avec ce problème. La solution: elle a remplacé son gazon par du thym pour refaire son terrassement.

Une solution draconienne estime-t-elle après un essai non concluant du traitement contre les vers blancs. «Je n'aimais pas le produit proposé pour traiter les vers blancs et ça ne fonctionnait pas vraiment, donc je suis allée avec cette solution», avoue Mme Vis.

Pour ce qui est du visuel et de la senteur du thym serpolet, comme celui utilisé par Mme Vis, ils sont complètement différents du gazon habituel. «Les gens arrêtent devant chez moi pour me demander ce que c'est et pour me dire que ça sent très bon. Ils me disent même que je pourrais mettre une ruche sur mon terrain, mais je ne peux pas puisque mes voisins utilisent encore de l'insecticide», précise Margriet Vis.

À Trois-Rivières, seulement trois résidents ont osé refaire leur terrassement avec du thym pour contrer ce fléau. «C'est certain que les deux autres résidents de la ville m'ont donné l'idée de faire la même chose, mais je me suis aussi inspirée des émissions de jardinage», mentionne-t-elle.

Mme Vis est d'avis que l'utilisation du thym, comme celui utilisé sur son terrain, comprend plusieurs avantages. «Avoir du thym comme gazon, ça nécessite aucun entretien, pas d'arrosage et aucune tonte», souligne Margriet Vis.

Pour la passionnée de la nature, il est difficile de croire qu'en 2016, les gens utilisent encore des pesticides.

«J'ai déjà tenté d'appeler la Ville pour dénoncer ce problème, mais ils me disent qu'ils vont ouvrir une enquête, mais ils ne me rappellent jamais», précise-t-elle.

Si un terrassement en thym n'est pas chose commune, Margriet Vis croit que les gens vont adopter la tendance au cours des prochaines années. «Je suis certaine que les gens qui ont vu ma cour vont finir par me copier puisque c'est beau. Il n'y a que du positif avec le thym», conclut-elle.

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