Attentat de Nice: la région réagit

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque .... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque .

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Louis-Philippe Carbonneau, Yannick Poisson
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La première fois, ce fût un choc pour tout le monde. La deuxième fois, une onde de peur s'est rajoutée. La troisième fois, c'est la colère qui s'est emparée de la France à la suite de l'attentat survenu à Nice jeudi. Incident qui a coûté la vie à 84 personnes jusqu'à maintenant.

Le directeur général du Service d'accueil aux nouveaux... (Photo: Francois Gervais) - image 1.0

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Le directeur général du Service d'accueil aux nouveaux arrivants, Ivan Suaza 

Photo: Francois Gervais

C'est du moins l'état d'âme dans lequel se trouve Alban Ribouleau, originaire de Tours, en France, qui étudie présentement à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Même s'il n'a pas été touché de près, le principal intéressé avait peine à cacher sa frustration à la suite de cet acte terrible. «C'est frustrant puisqu'on est impuissant face à de telles situations. J'ai plusieurs amis qui habitent cette région et c'est toujours inquiétant d'entendre qu'une telle chose est arrivée. En tant que Français, tu le prends un peu plus personnel. Disons que la France n'est pas épargnée dernièrement», soutient Ribouleau.

Il s'agit du troisième incident majeur qui survient chez nos cousins de l'est en près d'un an et demi. Après les attentats de Paris le 13 novembre 2015 et l'attaque terroriste chez Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, c'est au tour de la ville de la Côte d'Azur d'être victime d'un événement odieux. Selon le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, il y a lieu de s'inquiéter puisque même si ces événements surviennent de l'autre côté de l'Atlantique, ils sont de plus en plus nombreux. «C'est toujours un choc d'apprendre une telle chose. Le monde est malade et des vies sont enlevées par dizaines. Il y a des questions à se poser. Nos pensées sont avec toute la population française.»

Questionné à savoir si ces attentats, causés majoritairement par l'État islamique, venaient rendre l'intégration des réfugiés syriens plus difficile, le directeur général du Service d'accueil aux nouveaux arrivants, Ivan Suaza, répond qu'il ne faut pas porter de jugements ou de propos racistes envers ces personnes. «Les réfugiés qui viennent ici veulent fuir leur pays parce que, comme nous, ils ont peur et ne sont pas en accord avec ces gestes-là. Ils comprennent que les gens soient méfiants, mais ces gens ne sont simplement pas bien informés, car les gens qui passent par ici sont des personnes avec de bonnes valeurs», affirme Ivan Suaza.

Un deuil national de trois jours a été décrété par le président François Hollande. Les drapeaux des hôtels de ville de Trois-Rivières et Shawinigan seront en berne au cours de cette période.

Les drapeaux en berne à Trois-Rivières et à Shawinigan

Les villes de Trois-Rivières et Shawinigan démonteront leur appui à la France à la suite de l'attentat survenu à Nice jeudi. Les drapeaux des hôtels de ville seront en berne durant les trois jours de deuil national décrétés par le président François Hollande.

Le Mondial des cultures offre de l'aide psychologique

L'onde de choc des attentats perpétrés à Nice au cours de la soirée de jeudi s'est propagée sur plusieurs milliers de kilomètres et est parvenue à éclipser, l'espace d'un moment, l'atmosphère festive qui régnait au Mondial des cultures de Drummondville. Les sourires ont fait place à des visages inquiets, surtout au sein du ballet La Capouliero, troupe représentant la France. L'ensemble, qui provient de Martigues, une localité située à environ 200 km de l'attentat. Par mesure préventive, le Mondial a ouvert son service d'aide psychologique, en collaboration avec le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Il semble qu'au moment d'écrire ces lignes, aucun des membres de la troupe n'ait eu recours au service offert et qu'aucun n'ait perdu de proche dans la catastrophe.

«Il faut demeurer prudent, car il y a encore des victimes qui n'ont pas été identifiées, mais pour le moment, il semble qu'aucun des artistes présents ici n'ait perdu de proche lors de l'attentat», affirme le président du rendez-vous, Benoît Villeneuve.

La communauté drummondvilloise n'a pas tardé à exprimer sa solidarité envers le peuple français, mettant tous les drapeaux municipaux en berne, mais prenant soin de laisser bien haut le drapeau français installé à l'entrée du parc Woodyatt.

«On a ainsi voulu démontrer que cette attaque sordide touchait tout le monde et que tous ensemble, solidairement, nous nous tenons debout devant de tels événements», continue le président.

Même si personne n'a été atteint directement, plusieurs artistes avaient le visage long au fur et à mesure qu'on ajoutait des morts au décompte. À cet effet, M. Villeneuve a tenu à féliciter l'ensemble français qui a fait preuve de professionnalisme en offrant un spectacle endiablé dans le cadre de la soirée marseillaise organisée en l'honneur de la fête des Français.

Le président relativise et explique que ce n'est pas la première fois que le Mondial est frappé par une situation. Au fil des ans, des pays représentés lors de l'événement ont été frappés par des catastrophes naturelles et des crises politiques majeures. Chaque fois, on a tout mis en oeuvre afin que les artistes trouvent l'aide dont ils ont besoin.

«Notre équipe est prête et nous lui demandons de se mobiliser lorsque de tels événements surviennent. Nous sommes prêts à toute éventualité. Nous avons également des ententes en cas de blessure lors des prestations», conclut Benoît Villeneuve.

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