La ministre Weil au SANA de Trois-Rivières

La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles,... (François Gervais)

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La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, était de passage dans la région mardi.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Il y a un visage qui n'est pas passé inaperçu mardi matin dans les bureaux du Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières. La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, s'est arrêtée dans la cité de Laviolette afin de rencontrer les réfugiés syriens de la région.

Il s'agit d'une rare sortie en sol trifluvien pour la ministre Weil, qui tenait à rencontrer quelques immigrants afin de connaître leur état d'âme à la suite de leur intégration au Québec. «C'est important pour moi de venir ici et de rencontrer les immigrants et de leur montrer qu'ils sont importants à nos yeux. Parfois, le processus d'intégration peut leur sembler long, c'est pourquoi nous devons les épauler», ajoute-t-elle.

Il est vrai que la route peut sembler longue pour les nouveaux arrivants. Chaque réfugié doit passer par le processus de francisation, qui peut durer de neuf à douze mois. Après cette étape, il y a une démarche à suivre avant d'envoyer les immigrants sur le marché du travail. «Il est difficile de dire après combien de temps les réfugiés peuvent commencer à travailler. Ça dépend de l'âge de la personne, de son parcours académique, de sa facilité à apprendre le français, qui n'est pas une langue évidente à apprendre, et de plusieurs autres facteurs. Je dirais que les plus rapides peuvent commencer à travailler après un an», mentionne Maude Fontaine, intervenante au SANA.

Une visite très appréciée

Rana Al-Khateeb est arrivée au Canada avec sa famille en mai 2014. Elle sait donc ce qui attend les nouveaux arrivants et les étapes qu'ils devront surmonter. «Au départ, j'étais vraiment effrayée car je ne connaissais pas la culture canadienne. Mon intégration a été difficile au début, notamment avec le processus de francisation. Mais par la suite, j'ai commencé à participer aux activités d'intégration de SANA et c'est de cette façon que j'ai rencontré des gens et réussi à m'intégrer à la population trifluvienne.» Selon elle, la venue de Mme Weil à Trois-Rivières va aider les réfugiés qui sont craintifs de s'intégrer aux autres à prendre confiance. «La visite de la ministre vient ajouter à l'excellent travail que fait le SANA et le comité d'intégration de la Ville. Le fait d'être aussi bien guidé au quotidien rend les choses plus faciles et permet aux réfugiés de se développer mieux et plus rapidement», ajoute celle qui travaille comme intervenante pour l'organisme depuis maintenant quatre mois.

Il faudra donc attendre plusieurs mois avant de voir les réfugiés, qui sont arrivés en masse cet hiver, sur le marché de l'emploi.

Selon Mme Weil, ceux-ci se développeront assez rapidement, puisque Trois-Rivières est une référence en terme d'immigration. «Je lève mon chapeau à la Ville de Trois-Rivières, à tous les organismes, les parrains et à la communauté pour l'ouverture qu'elle démontre depuis des années. Grâce à tout cela, les immigrants ont l'impression d'être à la maison.»

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