Mission accomplie pour les Demois'Ailes

C'est maintenant chose faite. Les 40 Demois'Ailes ont franchi à relais les 750... (Andréanne Lemire)

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Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Shawinigan) C'est maintenant chose faite. Les 40 Demois'Ailes ont franchi à relais les 750 kilomètres séparant Toronto de Shawinigan. L'arrivée a été émotive pour plusieurs femmes qui retrouvaient leurs proches après quatre jours de dépassement de soi. Elles avaient toutefois de quoi être fières puisque c'est un montant de 70 000 $ qui a été remis aux organismes Le Far et La Séjournelle au terme de cette longue épreuve.

Pour la première fois, le convoi a terminé sa course à Shawinigan plutôt qu'à Trois-Rivières. Les Demois'Ailes ont donc dû allonger leur parcours de plusieurs dizaines de kilomètres.

Avec la foule, les cris et les applaudissements qui les attendaient, cette distance supplémentaire est disparue en fumée alors que les femmes retrouvaient parents et amis avec le sourire et quelques sanglots.

La benjamine du groupe, Jessica Frappier, débordait de fierté face au défi accompli. «C'est des émotions à n'en plus finir. On pense sans cesse à celles pour qui on fait ça», explique la jeune femme de 19 ans. «C'est difficile physiquement et mentalement. Quand tu es fatigué, que tu n'as pas beaucoup mangé, il y a le stress, tu as mal partout, mais le mental doit rester fort. On est tellement fières quand on arrive.»

La température est passée d'un extrême à l'autre durant ces quatre jours. «À Toronto, on a atteint les 40 degrés. On se faisait mouiller par des bouteilles d'eau et des éponges. Quand on est arrivées au Québec, il y avait de la pluie, des vents forts, il faisait froid. On n'avait pas été préparées au froid», avoue-t-elle.

Quant à savoir si elle compte renouveler l'expérience l'an prochain, rien n'est moins sûr. «En ce moment, je suis épuisée. Tu me reposeras la question dans deux semaines», réplique-t-elle.

L'émotion était palpable à l'arrivée des coureuses.... (Andréanne Lemire) - image 2.0

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L'émotion était palpable à l'arrivée des coureuses.

Andréanne Lemire

L'importance de la famille

Toute la famille de Marie-Claire Carroll s'était déplacée pour assister à son arrivée. Sa grande soeur n'avait pas dormi de la nuit la veille de son arrivée. «Je n'arrivais pas à dormir en sachant qu'elle arrivait. Je lui ai écrit un mot d'encouragement à 4 h du matin vu que c'était son dernier relais. On la suivait à tous les jours sur les réseaux sociaux pour savoir où elle était rendue», raconte Marie-Soleil Carroll. 

Quant à Nathalie Carroll, celle-ci était sceptique quand sa soeur lui a appris qu'elle allait participer à cette épreuve surhumaine. «Au début, je me disais qu'elle s'embarquait dans un méchant gros défi. Maintenant, je suis très fière d'elle.» La famille Carroll ne passait pas inaperçue: des pancartes et des dossards à son effigie avaient été spécialement conçus pour souligner son arrivée. 

Pour la principale intéressée, sa famille a été un baume tout au long des 100 km qu'elle a eu à parcourir. «C'est exceptionnel. Quand tu fais un relais de nuit, que tu n'as pas mangé et que tu es fatigué, ça fait tellement du bien de lire un mot de ta famille ou de recevoir une vidéo d'encouragement», avoue Marie-Claire Carroll. 

Elle tient à spécifier que les encouragements commencent bien avant le début du périple de 750 km. «Depuis le mois d'octobre, ma famille et mes amis sont venus courir avec moi. Ils m'ont motivée à m'entraîner», raconte-t-elle.

Malgré de nombreuses blessures aux chevilles et aux pieds, elle est extrêmement fière du chemin parcouru. «Je ne m'attendais pas à tout courir, mais j'ai réussi», s'exclame-t-elle sous le regard rempli de fierté de ses proches.

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