• Le Nouvelliste > 
  • Actualités 
  • > Entente Canada-Québec sur les infrastructures: une bonne nouvelle pour le lac à la Tortue? 

Entente Canada-Québec sur les infrastructures: une bonne nouvelle pour le lac à la Tortue?

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, avait une... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, avait une excellente nouvelle à communiquer à la séance publique de mardi soir.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La confirmation de l'Entente Canada-Québec concernant notamment le Fonds pour le traitement des eaux usées devrait entraîner des économies substantielles pour les résidents du secteur Lac-à-la-Tortue. En assemblée publique mardi soir, le maire de Shawinigan, Michel Angers, était très fier de préciser que selon toute vraisemblance, la taxe de secteur prévue pour ce projet passerait de 10,7 à 5,4 millions $, sur un projet toujours évalué à 40,2 millions $.

L'entente annoncée prévoit qu'en vertu du nouveau programme, le gouvernement fédéral subventionnera 50 % des projets admissibles, plutôt que 33 %. La part de Québec demeurera au tiers, mais celle des municipalités passera du tiers à 17 %.

Sur la base des calculs présentés en mars à Espace Shawinigan, le coût par unité pour la desserte d'égout sanitaire autour du lac à la Tortue passerait de 8675 $ à environ 4340 $ et de 12 737 $ à 6370 $ pour les riverains d'Hérouxville. Les citoyens qui bénéficieront du prolongement du réseau d'aqueduc à Shawinigan dans le cadre de ce projet verraient également leur facture réduite de 3162 $ à 1580 $.

M. Angers a profité de l'occasion pour mentionner qu'il n'avait jamais été inquiété par les commentaires de la ministre régionale, Julie Boulet et le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, le mois dernier. La Ville savait que cette annonce se profilait et qu'elle s'avérerait très avantageuse pour les citoyens, glisse-t-il.

En juin, le maire de Shawinigan déplorait qu'il n'avait toujours pas obtenu la confirmation de l'approbation du projet à Québec à la suite du résultat décisif du registre consultatif, au début avril. Les députés de Shawinigan avaient répliqué que le ministère des Affaires municipales se perdait en conjectures devant la volonté du conseil d'ajouter des bouts de rues au projet si ces modifications pouvaient entrer dans le budget prévu.

«On avait convenu qu'on attendait le nouveau programme, qui était imminent», déclare maintenant le maire. «Certains ont douté de la conduite du conseil municipal, mais on savait où on s'en allait.»

M. Angers reconnaît qu'au moment de ces échanges, la Ville n'avait toujours pas reçu le feu vert de Québec. L'approbation est arrivée quelques jours plus tard et c'est à partir de ce moment que le projet a été retenu. Il ne servait à rien de le faire approuver par le gouvernement fédéral en sachant qu'un programme plus généreux serait annoncé incessamment.

Tout de même, difficile de croire que les deux députés étaient complètement tenus à l'écart de ces démarches.

«Je pense que ça a été une... Comment dire? Une mauvaise compréhension», souffle le maire, qui ne nie pas que la Ville souhaite toujours obtenir certains ajouts par rapport au plan initial, s'ils respectent le budget de 40,2 millions $.

«J'ai toujours été très précis dans le fait que nous déposerons le projet tel qu'il est», explique-t-il. «Mais il y a eu des discussions qui ont été faites selon lesquelles si, en cours de route, on peut raccorder d'autres résidences, est-ce que ce sera possible d'être fait? Ce sont des discussions entre fonctionnaires. Nous avions aussi parlé d'agrandissement des bassins. On a prétendu qu'on avait changé des plans, alors que nous les avons déposé tels quels.»

«Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de rues qui pourraient s'ajouter», nuance M. Angers. «En cours de route, selon les montants qui sont impartis, on regarde ce que nous serons en mesure de faire. Si on est capable d'en rajouter et que nous avons l'accord des gouvernements, on va le faire. Si on ne peut pas le faire, on ne le fera pas. Nous sommes obligés de travailler sur la base de ce qu'on a déposé.»

«On coupe la facture de moitié!», se pince-t-il. «Je pense que la stratégie valait la peine.»

Dans la salle du conseil, les habitués du secteur semblaient éberlués par cette nouvelle. Michel Goulet, vice-président de l'Association pour la protection du lac à la Tortue, a profité de la période de questions pour faire répéter au maire que la facture des résidents concernés serait bien coupée en deux, pour confirmer ce qu'il avait entendu.

De son côté, Robert Houle ne pouvait qu'admettre qu'il s'agissait d'une «bonne nouvelle», bien qu'il aurait apprécié un peu plus d'ouverture du conseil municipal à la suite de la présentation effectuée par Busch Vacuum Technics la semaine dernière. L'entreprise promet toujours des économies de 6,5 millions $ avec un système d'égout sous vide plutôt que gravitaire, tel que retenu.

«On est loin de faire des économies avec une balayeuse centrale», a raillé le maire, qui confie que la démarche de l'entreprise n'a jamais ébranlé les convictions des élus.

«Le gouvernement du Québec est assez près de ses sous», rappelle-t-il. «S'il avait six millions $ à économiser, il l'aurait fait.»

Toujours dans les délais

Les délais engendrés par l'entrée en vigueur de la nouvelle entente Canada-Québec risquent-ils de repousser la réalisation du projet d'assainissement des eaux usées au lac à la Tortue? Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne le croit pas pour le moment.

Mardi soir, en séance publique, le conseil municipal a adopté le règlement d'emprunt de 3,65 millions $ pour engager des honoraires professionnels en ingénierie dans le cadre de ce projet. Ce qui signifie que les appels d'offres suivront dans les prochaines semaines.

Il faut quand même préciser que le gouvernement fédéral n'a toujours pas officiellement approuvé ce projet. Mais compte tenu de la recommandation positive de Québec, M. Angers ne s'attend pas à une mauvaise surprise de ce côté.

«Je sais que ce sera parmi les premiers à partir (de Québec)», partage-t-il. «J'ose espérer que la réponse arrivera le plus rapidement possible.»

Le maire croit toujours que les travaux pourront débuter à l'été 2017, tel que prévu.

«Les plans et devis, c'est tout un travail», reconnaît-il. «Nous allons nous mettre en mode accéléré. On ose espérer, compte tenu que le ministère connaît notre dossier, que le retour sera rapide. Nous pourrons aller en appel de propositions pour les plans et devis et se mettre à travailler le plus rapidement possible. Ce que j'ai entendu des deux premiers ministres, c'est que ça va rouler!»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer