Alexandre Cloutier veut redonner du pouvoir aux régions

De gauche à droite, l'ancien ministre Guy Julien,... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

De gauche à droite, l'ancien ministre Guy Julien, le président de l'Association du PQ dans Maskinongé, Marc Bournival, le candidat à la direction du PQ, Alexandre Cloutier, et l'ancien député Michel Morin.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un des candidats à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier, était de passage à Trois-Rivières, mardi, afin de présenter son programme et les personnalités qui appuient sa candidature dans la région.

Parmi ces appuis, M. Cloutier peut compter sur l'ancien ministre Guy Julien, l'ancien député de Nicolet-Yamaska, Michel Morin, le président régional du Parti québécois, Martin Beaudry, les jeunes présidents régionaux du PQ dans les circonscriptions de Trois-Rivières et Maskinongé ainsi que sur Pierre Clouâtre, trésorier régional du PQ.

Selon M. Beaudry, plus d'une demi-douzaine de présidents régionaux au Québec appuient le candidat.

«Le développement régional va être au coeur de mes engagements durant cette course», a indiqué M. Cloutier qui est député de Lac-Saint-Jean depuis neuf ans et qui en est à sa deuxième course à la direction.

«Il y a beaucoup de similitudes entre la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et la région de la Mauricie. Plusieurs enjeux nous sont communs», fait-il valoir.

«C'est évident pour moi que l'avenir des régions passe par la petite et moyenne entreprise et la culture entrepreneuriale», dit-il.

M. Cloutier, s'il devient chef et prend le pouvoir, souhaite «regrouper les services pour nos entrepreneurs» et «regrouper une fois pour toute l'aide au développement économique, le financement ainsi que l'aide à l'exportation».

M. Cloutier compte redonner du pouvoir aux régions. Étant du Saguenay-Lac-Saint-Jean, «je suis bien placé pour défendre la voix des régions», dit-il.

«Sans la Mauricie, le Parti québécois ne sera jamais au pouvoir», estime-t-il. «Ce n'est pas normal qu'on ait perdu tous les comtés de la région de la Mauricie. C'est à nous de faire mieux, d'être plus présents.»

Interrogé sur sa position quant à l'aide aux victimes de la pyrrhotite en Mauricie, M. Cloutier reconnaît que «c'est une véritable tragédie nationale. C'est clair qu'on ne peut pas laisser tomber les citoyens», assure-t-il.

La question du système de santé préoccupe aussi le candidat. Citant le rapport du Commissaire à la santé rendu publique il y a quelques semaines, M. Cloutier dit constater que «nous avons les pires services d'urgence en Occident».

Le candidat propose donc de revoir les pouvoirs octroyés aux professionnels de la santé. Il veut notamment remettre en avant-plan le travail des infirmières praticiennes spécialisées. 

«Il y a trois personnes sur cinq qui se présentent dans les urgences au Québec qui, en réalité, pourraient voir leur problème réglé par une infirmière spécialisée si l'on en donnait l'autorisation», dit-il.

Le candidat voudrait aussi modifier les heures ouvrables des Groupes de médecine familiale et créer «une fast track dans les urgences», dit-il, c'est-à-dire une voie pour voir un médecin et une autre pour consulter d'autres professionnels de la santé.

Le candidat veut lancer huit chantiers sur la souveraineté dès le mois d'octobre prochain, s'il devient chef du parti, afin de «définir concrètement le projet d'indépendance tel qu'il doit exister».

L'ancien ministre Guy Julien dit appuyer M. Cloutier d'abord et avant tout pour sa jeunesse. «Il est temps que les jeunes prennent la place. Deuxièmement, Alexandre, c'est un gars qui va être capable de gérer l'État», estime-t-il. «C'est bien beau parler de référendum, mais il faut aussi gérer l'État.» L'idée de tenir huit chantiers sur la souveraineté lui rappelle ce que le Québec avait connu avec Jean Lesage.

Michel Morin se sent lui aussi interpellé par les huit chantiers proposés par le candidat à la direction du parti. 

«C'est venu me chercher. Quand on aura le résultat de ces chantiers-là, on va être en mesure d'avoir un programme solide à présenter aux Québécois en 2018. Depuis 1995, il y a un peu de flou dans notre parti. Là, on aura les réponses», dit-il, concernant les conséquences de la souveraineté.

Alexandre Cloutier reviendra en Mauricie d'ici une semaine afin d'aller rencontrer les gens plus au nord de la région.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer