Incendie du 23 mai: Louiseville demande une ordonnance

L'incendie du 23 mai a pris naissance dans... (Sylvain Mayer)

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L'incendie du 23 mai a pris naissance dans la bâtisse abritant un ancien comptoir laitier. La bâtisse blanche, propriété de la fiducie RG Croteau, a été complètement détruite.

Sylvain Mayer

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Devant l'inaction de la fiducie RG Croteau, Louiseville prend le chemin des tribunaux pour obtenir d'urgence une ordonnance qui lui permettra de nettoyer le terrain voisin du restaurant El Greco, victime d'un incendie le 23 mai.

La fiducie est propriétaire de l'immeuble où a pris naissance l'incendie qui a détruit le restaurant de la famille Lygitsakos. La Ville a envoyé une mise en demeure à la fiducie la semaine dernière, la sommant de retirer les débris résultant de l'incendie de sa bâtisse. Comme rien ne bouge, Louiseville veut s'occuper de nettoyer les lieux, car la Ville ne veut pas endurer un tel décor qui représente un danger réel.

«On n'a pas encore réussi à parler à la fiducie. Ces gens n'ont pris aucun contact avec la Ville, on n'a aucune nouvelle. On sait que le huissier est allé porter la mise en demeure et la personne n'a pas répondu à notre demande. On prend un avocat pour aller en cour», confirme le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

La volonté de Louiseville est d'obtenir la bénédiction de la justice pour nettoyer un terrain qui n'est pas sa propriété. Louiseville veut aussi obtenir l'autorisation d'ajouter les frais de nettoyage à la note de la fiducie RG Croteau pour les taxes impayées.

Estimant les frais de nettoyage à environ 15 000 $ et sachant que l'arrérage de taxes dépasse les 18 100 $, Yvon Deshaies sait que les chances de recevoir la totalité des sommes d'argent paraissent minces dans ce dossier. Voilà pourquoi la Ville de Louiseville procédera par la suite à une vente de la propriété pour taxes impayées. Le prix de vente du terrain sera fixé en fonction des taxes dues, des frais de nettoyage et de frais entourant le processus de vente. «On n'a pas réussi à leur parler depuis le feu, ils nous doivent des taxes. Je ne veux plus voir ces gens à Louiseville. Je suis écoeuré», ajoute M. Deshaies, pas du tout surpris d'avoir lu dans Le Nouvelliste que la Ville de Trois-Rivières avait déjà eu maille à partir avec la même fiducie pour un immeuble à logements délabré.

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