Un hangar no 1 qui fait rêver...

Le directeur général du FestiVoix, Thomas Grégoire, et... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le directeur général du FestiVoix, Thomas Grégoire, et le président-directeur général du Port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, posant à l'intérieur du hangar no 1.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors qu'il est convoité tantôt par le promoteur Jean-Claude Fortin, tantôt par le maire Yves Lévesque pour des projets à saveur récréotouristique, le hangar no 1 ouvrira ses portes pour la première fois à la population dans le cadre du FestiVoix.

En effet, on y tiendra quatre spectacles gratuits des Voix Chorales, le samedi et le dimanche matin, à 10 h, lors de la fin de semaine du 25 et 26 juin ainsi que pendant le week-end du 2 et 3 juillet.

«Nous avons cet été un momentum pendant lequel le hangar no 1 est vide pour quelques jours, juste à temps pour le rendre accessible à la population, pendant le FestiVoix. Il s'agit d'une belle opportunité pour les curieux de visiter ce lieu de patrimoine industriel exceptionnel», a souligné avec fierté le président-directeur général du Port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, lors d'une porte ouverte réservée aux médias. 

Interrogé à savoir s'il s'agissait d'un avant-goût d'une nouvelle vocation pour cette installation des années 30, M. Boivin a rétorqué qu'aucun projet n'était encore ficelé.

«À l'intérieur de Cap sur 2020, on a prévu une transformation du hangar numéro 1. Ce qu'on a besoin, c'est un promoteur qui soit capable de faire un projet qui se tient et qui a le financement», a-t-il fait savoir tout en rappelant l'importance de conserver «le patrimoine industrialo-portuaire qu'il nous reste».

Même si des clients se pointent déjà à l'horizon pour le mois d'août, les ententes permettent leur déménagement au besoin. «Si on n'était pas capable de se passer du hangar no 1, on ne l'aurait pas mis disponible», a précisé le grand patron de l'Administration portuaire.

Appelé à se prononcer sur l'implication éventuelle du Fonds de diversification dans un projet relatif au hangar no 1, le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, s'est contenté de dire qu'à sa connaissance, «il n'y a pas de projet que l'on n'a pas accepté de regarder».

Un peu d'histoire...

Même si son avenir n'est pas encore fixé, le hangar no 1 est riche de son passé. Pendant les années 1930, grâce à de nombreuses industries qui s'installent à proximité du Port afin de faciliter leurs échanges commerciaux, le port a vu ses installations se moderniser et s'agrandir à un rythme soutenu. Le hangar no 1 est le dernier bâtiment conservé de cette époque pendant laquelle des hangars s'alignaient sur toute la promenade portuaire.

La partie du hangar no 1 longeant le fleuve a été construite aux environs de 1934 et agrandie le long de la voie ferrée en 1937. À l'intérieur, on peut encore y voir des ponts roulants qui facilitaient la manutention du papier. À l'extérieur, des passerelles de bois s'élevaient depuis les portes d'entrepôt afin que les débardeurs fassent rouler les bobines de papier, qui pesaient environ 350 kilos chacune, jusqu'au navire.

Actuellement, le CSL St-Laurent, un navire de 226 mètres de long, est amarré au quai no 1, exactement là où se trouvaient jadis les navires dont les cales étaient remplies de papier. Il passera une partie de l'été à cet endroit. 

La structure du bâtiment est en acier et les fondations ainsi que le plancher sont faits de béton armé. Le revêtement extérieur est composé surtout de briques. La structure du toit est faite de planches de bois sur lesquelles est apposée une membrane élastomère. Des fenêtres vitrées sont disposées dans toute la partie haute du mur du côté fleuve. Une rangée de fenêtres est aussi présente dans le mur médian du hangar.

Le hangar fait 146 mètres de long par 46 mètres de large. Sa superficie intérieure est de 6500 mètres carrés (70 000 pieds carrés) et la hauteur intérieure varie entre 28 et 40 pieds.

«Pour nous, c'est une occasion unique de pouvoir entrer dans le hangar et de le faire découvrir aux gens, c'est un hangar qui est quasiment sur notre site», a témoigné le directeur général du FestiVoix, Thomas Grégoire.

En entrevue, celui-ci a rappelé comment le Port est un partenaire de longue date du FestiVoix par des commandites ou des prêts d'installations. «Ça fait longtemps que ce lieu-là nous intriguait, comme beaucoup de Trifluviens. Avec M. Boivin, on a discuté de la possibilité d'y présenter des spectacles. Il y avait une ouverture. On a visité les lieux, on a conclu ça très rapidement et simplement. C'est un plaisir de collaborer avec eux. Si on peut revenir, on sera content. Sinon, on aura d'autres idées avec eux, j'en suis persuadé», a-t-il conclu.

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