Le nom du stade Fernand-Bédard vendu

L'entreprise Stéréo Plus aurait accepté d'apposer son nom... (Olivier Croteau)

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L'entreprise Stéréo Plus aurait accepté d'apposer son nom sur la bâtisse du stade baseball érigée en 1938 et située dans le parc de l'Exposition, à Trois-Rivières.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le nom du stade Fernand-Bédard est vendu. Selon ce que Le Nouvelliste a appris, l'entreprise Stéréo Plus aurait accepté d'apposer son nom sur la bâtisse érigée en 1938 et située dans le parc de l'Exposition, à Trois-Rivières.

Les Aigles recherchaient depuis quelque temps déjà un partenaire sérieux dans ce dossier et il semble que les choses aient progressé de manière considérable au cours des derniers jours, voire des dernières semaines.

Les Aigles devraient confirmer le tout mercredi, mais personne dans l'organisation ne souhaitait commenter les informations du Nouvelliste, dimanche, alors que l'équipe complétait sa série de trois matchs à domicile contre les Jackals du New Jersey. Ainsi, on ignore le montant qui sera versé à la franchise.

L'an dernier à Ottawa, la nouvelle équipe des Champions avait conclu une entente avec Raymond Chabot Grant Thornton, stipulant que la compagnie investirait plus de 500 000 $ pour un pacte d'une durée de trois ans, selon Le Droit.

Des rumeurs depuis plus d'un an

Dès avril 2015, les premières informations coulaient à l'effet que les Aigles, en collaboration avec la Ville de Trois-Rivières, propriétaire du stade, tentaient de dénicher un commanditaire majeur pour la dénomination de la bâtisse.

À ce moment, le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque avait voulu se montrer rassurant quant à l'héritage du nom de Fernand Bédard.

«Le nom du bâtiment demeurera toujours Fernand-Bédard, avait-il soutenu au Nouvelliste en 2015. À l'époque des Saints de Trois-Rivières, avant la disparition de la ligue, nous avions aussi approché certaines entreprises. Fernand était au courant et ça ne l'avait pas offusqué, même qu'il était heureux qu'on se soucie de la cause du baseball.»

Or, il a été permis d'apprendre que les Aigles désiraient nommer une salle à l'intérieur du stade en l'honneur de M. Bédard. Ce dernier a toutefois refusé et il en explique d'ailleurs les motifs, dans une lettre publiée ce lundi dans Le Nouvelliste.

«Ayant maintenu cette bâtisse en vie à coups d'événements de toutes sortes pendant de nombreuses années, je comprends l'implication financière d'un tel geste et pourquoi un commanditaire exigera de voir son nom en grosses lettres pour s'impliquer, écrit M. Bédard. Ce qui me désole le plus, c'est de l'avoir appris par téléphone.»

«De mon temps, lorsqu'un tel événement devait se faire, on prenait le temps d'avertir les gens en personne. [...] Le but de ce document n'est pas de me plaindre mais de vous informer que je ne désire pas recevoir de prix de consolation en ayant une salle à mon nom à l'intérieur des murs du stade.»

Impliqué dans le monde du baseball à Trois-Rivières pendant plus de 50 ans, Fernand Bédard avait reçu l'ultime honneur le jour de son 70e anniversaire de naissance, le 19 décembre 2001. La Ville lui avait alors annoncé que le stade municipal porterait son nom.

Joueur, directeur général, instructeur, président, il a campé tous les rôles avec autant d'équipes trifluviennes au fil du temps. Il a notamment vaqué au poste de directeur administratif des Aigles de la Ligue Eastern entre 1969 et 1977, alors que Trois-Rivières accueillait le club-école de niveau AA des Reds de Cincinnati.

Fernand Bédard a été le directeur des opérations du stade de 1968 à 1998. Il a refusé de commenter les informations du Nouvelliste concernant Stéréo Plus, se limitant à rédiger une lettre d'opinion.

Cette lettre d'opinion avait été acheminée au Nouvelliste, mais également à la Ville de Trois-Rivières de même qu'à l'organisation des Aigles. Le président de l'équipe, Marc-André Bergeron, a contacté M. Bédard, admettant qu'il y avait eu maladresse de sa part.

Du côté des Aigles, l'équipe traverse la séquence la plus difficile de sa courte histoire et demeure confinée au sixième et dernier rang de la Ligue Can-Am depuis les premiers matchs du calendrier régulier.

Après avoir attiré plus de 9000 personnes dans le cadre des trois rencontres disputées face à l'équipe nationale de Cuba, les champions en titre ont dû se contenter de 3586 billets vendus pour les trois parties suivantes contre le New Jersey.

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