Interdiction des pitbulls dans la région: des maires en mode analyse

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Dans la région, on attend les conclusions de la table de travail avant de prendre une décision ou de changer la réglementation concernant les pitbulls.

La Presse

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(La Tuque) Il y a eu beaucoup de discussions entourant les pitbulls et autres chiens dangereux dans les différentes municipalités de la région. Alors que les villes de Québec et de Brossard se sont engagées, dans les derniers jours, à interdire les pitbulls sur leur territoire, d'autres élus préfèrent attendre la suite des choses. C'est le cas dans la région, où l'on attend les conclusions de la table de travail mise de l'avant par le gouvernement et l'Union des municipalités avant de prendre une décision ou de changer la réglementation.

À Trois-Rivières, le maire Yves Lévesque pense qu'il faut faire attention avec l'interdiction pour ne «pas déplacer le problème» sur une autre race. Il martèle que le problème se situe davantage sur le maître que le chien. «Le problème, ce n'est pas le chien, c'est le propriétaire du chien. Un gros chien, ça reste un gros chien. Il faut que la solution règle le problème et non le déplacer ailleurs. [...] Est-ce qu'il faut bannir toutes les races ou il faut un règlement pour responsabiliser le propriétaire?», se questionne le maire.

Il est catégorique quant à la réglementation. Si on doit bannir les pitbulls, il faut être cohérent et que l'interdiction doit être la même partout dans la province. «Le gouvernement a dit qu'il allait se pencher là-dessus. Il va déposer un règlement qui va être uniforme à travers le Québec. Si on en vient à la conclusion que le pitbull est dangereux pour les gens, il est dangereux dans toutes les villes. S'il faut bannir ces chiens-là, ce n'est pas juste dans une municipalité, il faut un règlement uniforme dans tout le Québec», affirme Yves Lévesque.

La Ville de Trois-Rivières avait aussi demandé à la SPA Mauricie d'étudier la question. Le comité poursuit son travail.

À Shawinigan, où les restrictions sont déjà très serrées concernant les pitbulls et les chiens dangereux, on se satisfait de la situation actuelle. Par ailleurs, on analysera certainement les recommandations qui seront faites aux municipalités. «On a bien l'intention de s'orienter du côté de ce qui va être décidé par la table de travail. S'il faut renforcer les choses, très certainement qu'on va le faire, mais pour l'instant on garde notre réglementation», a commenté le maire de Shawinigan, Michel Angers.

La Ville de Louiseville veut, quant à elle, revoir la réglementation, non seulement pour les pitbulls, mais pour les gros chiens en général. «L'interdire, ou le faire euthanasier, je ne suis pas prêt à aller jusque-là. Par contre, il faut que ce soit réglementé sévèrement. [...] Ce n'est pas juste les pitbulls, ce sont tous les gros chiens qui doivent avoir une muselière quand ils sortent», a fait savoir le maire Yvon Deshaies.

À Nicolet, il a été question des pitbulls, mais le maire Alain Drouin soutient que la réflexion n'a pas été encore très loin. «On n'a pas eu beaucoup de temps encore [...] La réglementation ce n'est pas le principal problème, c'est l'application du règlement surtout. Il faut regarder des partenariats qui pourraient être faits, avec la SPA par exemple», lance le maire.

Ce dernier a laissé entendre qu'il y aurait certainement des gestes posés, mais on ne sait pas encore si on va resserrer les critères ou interdire les pitbulls. «C'est clair qu'on va poser des actions», a confirmé M. Drouin.

Du côté de Bécancour, le maire Jean-Guy Dubois n'était pas disponible puisqu'il se trouvait à l'extérieur du pays. Toutefois, son équipe a tenu à mentionner que les pitbulls étaient bel et bien interdits sur le territoire. Par ailleurs, avec un permis, on tolère ceux qui étaient déjà là avant l'adoption du règlement municipal.

Du côté de Saint-Tite, on veut aussi se pencher sur la question. Présentement, il n'y a aucune interdiction en vigueur. «Il faut regarder ça, mais à l'heure actuelle, on n'a pas pris de décision. On veut continuer aussi nos discussions avec la SPA Mauricie pour tout ce qui entoure les chats et les chiens, l'application des règlements notamment», a commenté le maire André Léveillé.

À La Tuque, où les pitbulls sont interdits depuis déjà plusieurs années, il en a aussi été question. «Tout le monde est encore en accord avec ça», a mentionné le maire, Normand Beaudoin.

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