Donald Martel dénonce le peu de résultats du gouvernement libéral

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Des investissements de 200 millions $ au lieu des 12 milliards $ annoncés, la création de 200 emplois contrairement aux 2700 projetés et une perte nette de 1100 emplois: voilà le bilan des grands projets autour du parc industriel de Bécancour depuis dix ans selon les chiffres répertoriés par le député Donald Martel.

«Au fil des campagnes électorales, les promesses ont donc abondé, mais les résultats se font toujours attendre. Je commence à en avoir plein le dos. On nous prend pour des valises», a-t-il lancé en entrevue.

Dans son relevé tiré de sources médiatiques, on retrouve évidemment les grands dossiers tels que Stolt LNGaz et IFFCO qui tardent à voir le jour, mais également la fermeture de Norsk Hydro et Gentilly-2.

«Alors que le parc industriel et portuaire de Bécancour est reconnu comme l'un des mieux positionnés et l'un des mieux équipés au Canada, il ne réussit pas à générer les investissements ni les emplois suffisants pour redonner à la région le nouvel élan dont elle a besoin», soutient le représentant de Nicolet-Bécancour.

Celui-ci ne veut aucunement blâmer pour autant la direction actuelle de la Société du parc industriel pour ces «mauvais résultats». À son avis, les dirigeants de la Société identifient des occasions d'affaires, mais, dit-il, «c'est le gouvernement qui ne fait pas ce qu'il faut pour les amener à terme».

Par ailleurs, le député caquiste trouve que «le marché a le dos large» dans les explications du gouvernement libéral alors qu'il faudrait plutôt alléger la bureaucratie pour faciliter la vie aux promoteurs.

«Les fonctionnaires du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques se comportent souvent plus comme des policiers que comme des collaborateurs», déplore-t-il tout en pointant aussi du doigt les difficultés reliées au financement.

De plus, Donald Martel prétend que le Fonds de diversification économique est en train de se politiser «comme je le craignais», donnant l'exemple de la tour d'observation du quai de Sainte-Angèle «qui aurait dû être financée à même le budget de la Stratégie maritime».

Concernant l'entente conclue entre le gouvernement du Québec et les Manufacturiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour promouvoir le Fonds, le député de la CAQ se demande «comment il se fait que cette initiative n'ait pas été prise dès le lancement du Fonds».

«Je voudrais aussi savoir ce qu'il adviendra des sommes d'argent non utilisées, lorsque le Fonds arrivera à échéance à sa cinquième année», ajoute celui qui attend toujours une réponse à sa demande de rencontre avec le conseil d'administration du Fonds.

Finalement, M. Martel continue d'encourager des initiatives comme celle de l'implantation de la fibre optique sur le territoire de la MRC de Bécancour et il appuie le Plan de développement de la zone agricole du côté de la MRC de Nicolet-Yamaska.

«Je suis en politique pour stopper le déclin tranquille des milieux ruraux. Les chiffres ne mentent pas. De nombreuses municipalités rurales perdent de la population et ça se vérifie d'une année à l'autre. Les services diminuent et les emplois aussi. Pour moi, la création d'emplois est l'un des moyens incontournables qu'il faut appliquer pour assurer notre survie et garantir notre épanouissement. C'est pour cela que la situation actuelle me préoccupe autant», a-t-il conclu.

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