L'importance de croire les victimes

Les CALACS de Shawinigan et Trois-Rivières ont annoncé... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Les CALACS de Shawinigan et Trois-Rivières ont annoncé la troisième édition de «Courir pour agir». De gauche à droite, on retrouve sur la photo Joëlle Boucher Dandurand, coordonnatrice du CALACS de Trois-Rivières, Luce Lebel; Marie-Ève Lajoie et Maryse Tessier, membres du comité et Nicole Hamel, coordonnatrice du CALACS Centraide action. Absentes sur la photo: Joanie Goyette, porte-parole; Lucie-Claude Gélinas, Jessica Gauthier-Isabelle et Louise Lahaie, membres du comité.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Parce que seulement 10 % des victimes d'agressions sexuelles portent plainte aux services policiers, la troisième édition de «Courir pour agir» misera justement sur l'importance du soutien à leur accorder.

Les CALACS de Trois-Rivières et Entraid'Action de Shawinigan ont en effet procédé à l'ouverture de la période d'inscription pour cette activité en levant le voile sur le thème et les objectifs. Les conditions de dévoilement d'une agression sexuelle peuvent constituer des obstacles très difficiles pour les victimes. Les CALACS rappellent l'importance de leur offrir des choix, un soutien adéquat, une écoute attentive selon leurs besoins et leur rythme. «Pour leur venir en aide, il faut d'abord les croire et envoyer un message clair et sans équivoque aux victimes: «vous êtes crues» et aux proches et à l'entourage: «croyez-les», ont mentionné les coordonnatrices des deux CALACS, Nicole Hamel à Shawinigan et Joëlle Boucher-Dandurand à Trois-Rivières.

Le thème de cette année poursuit donc la lignée de la campagne lancée en 2015 par le Regroupement québécois des CALACS avec le #OnVousCroit et pour laquelle 12 attitudes aidantes ont été développées afin de favoriser l'aide et le soutien à offrir aux victimes d'agressions sexuelles. À titre d'exemples, il faut croire et ne pas mettre la parole de la victime en doute, écouter sans juger, respecter son rythme et son vécu, ne pas minimiser ni amplifier la situation, éviter justement les réactions trop fortes, la déculpabiliser, valider ses émotions, garantir sa sécurité, l'orienter vers des ressources, etc.

Sous la présidence d'honneur de la chanteuse Joanie Goyette, «Courir pour agir» aura lieu cette année le 17 septembre au parc Saint-Maurice à Shawinigan dans le cadre de la 35e édition de la Journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes. Il y aura trois départs: un 10 km à 9 h 30, un 5 km à 10 h et un 2,5 km (marche) à 10 h 10. Les inscriptions sont obligatoires et doivent être faites avant le 31 août.

Rappelons que 75 % des demandes d'aides sont liées à l'inceste ou à des agressions commises pendant l'enfance et l'adolescence. Qui plus est, 50 % des victimes attendent plus de 13 ans avant de demander de l'aide en raison de la honte, de la peur et de la culpabilité.

En cette journée de solidarité, les CALACS auront une pensée particulière pour les femmes autochtones (plus de 75 % des jeunes mineures ont été victimes d'agressions) et pour les femmes qui vivent différentes formes de vulnérabilité, ce qui accentue les risques d'agressions. On peut penser ici aux femmes ayant un statut d'immigration précaire, un handicap ou qui subissent des préjugés en raison de leur appartenance culturelle ou de leur orientation sexuelle. Notons d'ailleurs que 40 % des femmes ayant un handicap physique vivront au moins une agression sexuelle dans leur vie alors que 39 à 68 % des femmes aux prises avec une déficience intellectuelle seront elles aussi victimes d'au moins une agression, et ce, avant l'âge de 18 ans.

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