Possible attaque de pitbull: «C'est une mort atroce»

Gaston Vadnais, de Louiseville, déplore qu'il ait fallu... (Stéphane Lessard)

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Gaston Vadnais, de Louiseville, déplore qu'il ait fallu le décès de sa soeur, Christiane Vadnais, pour que la question des pitbulls revienne sur la place publique.

Stéphane Lessard

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Louiseville) Le frère de Christiane Vadnais, cette dame qui aurait succombé à l'attaque d'un pitbull à Montréal, est révolté face au drame qui secoue sa famille. Gaston Vadnais, un résident de Louiseville, déplore qu'il ait fallu le décès de sa soeur pour que la question des pitbulls revienne sur la place publique.

Il était chez lui, à Louiseville, lorsqu'il a appris la terrible nouvelle. «Je n'y croyais pas. J'en ai eu le souffle coupé», raconte Gaston Vadnais. «On entend souvent parler de chiens qui ont mordu, mais une mort! Je ne sais pas si c'est la première au Québec, mais j'espère que ça va être la dernière».

Au bout du fil, on sent la colère et le désarroi de l'homme. «On est en 2016 et quand on voit des choses comme ça se produire par un chien dont on connaît la réputation, qui a été laissé errant par une clôture non sécuritaire, c'est révoltant.» Il pense surtout à sa nièce qui vient de perdre sa mère dans de telles conditions. «Demain matin, le propriétaire va pouvoir aller s'acheter un autre chien. Ma nièce ne peut pas s'acheter une autre mère, elle», rétorque-t-il.

«Se faire tuer par une arme à feu, un seul coup et c'est fini. Là, j'aime autant ne pas y penser, c'est trop horrible», souffle M. Vadnais en imaginant la souffrance qu'a dû vivre sa soeur. «C'est une mort atroce».

Pour les membres de cette famille unie, la mort de l'une des leurs les dévaste. «Ma soeur Christiane, c'était une fille dynamique, qui aimait vivre. C'était un boute-en-train. C'est une grosse perte.»

La famille était d'ailleurs réunie pour un pique-nique en fin de semaine dernière. Christiane Vadnais était présente. «Je ne pensais jamais que ça allait être la dernière fois que j'allais voir ma soeur», admet Gaston Vadnais, encore sous le choc.

Malgré l'immensité de sa peine, sa colère est palpable. Il déplore qu'il ait fallu un tel drame pour envisager une réglementation. Il estime que ces lois devraient émerger de Québec plutôt que des municipalités. «Ça devrait être une loi provinciale. Sinon, d'une municipalité à l'autre, ça change et ça ne sera pas pareil partout», craint-il. «Il faut que ce soit des personnes responsables qui possèdent ces chiens-là.» M. Vadnais se montre même favorable à l'interdiction pour cette race de se reproduire.

Malgré toutes les promesses de mise en place de lois, la triste réalité le rattrape. «Ma soeur ne reviendra pas à la vie parce que les gens regrettent ce qui s'est passé. On l'a perdue.»

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