Son chien tué par deux pitbulls: «C'était mon chien ou moi»

Lise Robichaud est encore traumatisée par l'irruption de... (Stéphane Lessard)

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Lise Robichaud est encore traumatisée par l'irruption de deux pitbulls dans sa cuisine qui ont tué son chien sous ses yeux en novembre dernier. Face à l'agressivité des chiens, elle affirme avoir eu peur pour sa vie.

Stéphane Lessard

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le 23 novembre 2015 restera gravé dans la mémoire de Lise Robichaud à tout jamais. Ce soir-là, deux pitbulls ont défoncé la porte de sa maison et fait irruption dans sa cuisine. Ils ont attaqué son chien de race shih tzu et l'ont tué sous le regard impuissant de la dame.

Le débat entourant la réglementation des pitbulls lui a ramené cette triste histoire en mémoire. Lise Robichaud se rappelle avoir vu ces deux chiens qu'elle ne connaissait pas foncer dans sa cour arrière. «J'étais en train de verser de l'eau dans le bol de mon chien à l'intérieur. Quand ils m'ont vue, ils ont foncé vers la maison. Ils ont tellement sauté dans la porte qu'ils ont réussi à l'ouvrir», raconte-t-elle, encore traumatisée par l'évènement.

Tout de suite, l'une des deux bêtes s'est dirigée vers son chien d'à peine sept livres. «Je l'ai vu disparaître sous le corps du pitbull. Il lui a mâché la tête. Il ne bougeait plus du tout. Ils ont tué mon chien dans ma cuisine devant moi.»

L'autre chien s'est par la suite dirigé vers les autres pièces de la maison, sous le regard terrorisé de Lise Robichaud. «Il a défait mon lit. Il était partout dans toutes les pièces.»

«Je ne pouvais rien faire. J'ai eu peur d'y passer moi aussi. C'était mon chien ou moi. Si j'avais eu un petit enfant par terre, c'est lui qui y aurait passé.» Paniquée, elle a quitté sa maison pour aller chercher de l'aide. C'est là qu'elle a vu le propriétaire des chiens, deux laisses dans les mains, qui cherchait ses bêtes. «Je lui ai crié de venir chercher ses chiens. Il n'a pas dit un seul mot. Même lui, il a eu de la misère à ramasser ses chiens.»

Des policiers ont été dépêchés sur les lieux et la SPA Mauricie a été mise au courant des faits. Mme Robichaud est toutefois déçue de la réaction de l'organisme trifluvien. «Ils ont pris pour le chien. On m'a dit qu'il aurait fallu qu'il me morde moi pour qu'ils interviennent», déplore-t-elle.

Mme Robichaud est d'avis que les propriétaires ont leur rôle dans le comportement de leur chien, mais ne nie pas que la race y est pour quelque chose. «Ce sont des chiens très imprévisibles. C'est une arme, ces chiens-là.»

Yves Lévesque préfère attendre avant de se prononcer

Alors que le premier magistrat de la Ville de Québec, Régis Labeaume, s'est clairement positionné en faveur de l'interdiction des pitbulls, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, préfère ne pas se prononcer pour l'instant.

Il attend les conclusions qui émaneront du comité qui sera mis en place par la SPA Mauricie. Le maire trouve intéressante la façon dont Shawinigan gère ces cas, où le propriétaire d'un chien susceptible d'être dangereux doit remplir un certain nombre de critères.

Tout de même, il ne croit pas qu'il revient aux municipalités de mettre en place ces lois. «Je pense que pour être cohérent, il faudrait quelque chose d'uniforme pour ne pas mêler les citoyens. On devrait arriver avec une position qui soit identique partout à travers le Québec», soutient-il.

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