Tourmente aux Transports: Boulet rappelle qu'elle avait embauché Duchesneau

Julie Boulet... (Sylvain Mayer)

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Julie Boulet

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Comme ses collègues libéraux, la députée de Laviolette, Julie Boulet, semble étonnée des révélations des derniers jours au sujet de la culture au ministère des Transports. Même si elle mentionne ne pas avoir éprouvé de problèmes particuliers avec ces fonctionnaires durant ses années à la tête de cet important ministère, elle rappelle que c'est sous son règne que le gouvernement avait nommé l'ex-directeur de police de Montréal, Jacques Duchesneau, à la tête de l'unité anticollusion du MTQ.

Mme Boulet a occupé la fonction de ministre déléguée aux Transports de septembre 2003 à avril 2007. Après l'élection générale du 26 mars 2007, elle avait été nommée ministre en titre au MTQ jusqu'en décembre 2008. Après une autre élection, Jean Charest l'avait reconduite comme ministre des Transports jusqu'en août 2010. À ce moment, elle avait été mutée à l'Emploi et la Solidarité sociale.

Malgré cette longue feuille de route au MTQ, Mme Boulet assure n'avoir jamais été confrontée au contrôle de l'information et à l'opacité de certains fonctionnaires, tel que révélé cette semaine par deux ex-employées du MTQ, Annie Trudel et Louise Boily, devant la Commission de l'administration publique.

En février 2010, alors que la population réclamait à cor et à cri une enquête publique sur l'industrie de la construction, Mme Boulet avait annoncé la création d'une unité anticollusion au ministère des Transports. À ce moment, la députée de Laviolette indique que le gouvernement répondait avant tout à la pression publique.

«Je ne peux accuser personne», commente-t-elle prudemment. «Je ne voyais pas de chose, mais ce sont les journalistes et ce qu'on entendait sur la place publique. Moi, je n'ai jamais eu connaissance de quoi que ce soit. Par précaution, par mesure de sécurité, je m'étais dit qu'il fallait poser ce geste. Ça me semblait approprié.»

«J'ai embauché M. Duchesneau, c'est moi qui ai mis en place l'unité anticollusion», rappelle-t-elle. «C'est à l'origine de l'Unité permanente anti-corruption.»

Les dernières révélations sur le fonctionnement du ministère des Transports ont volé la vedette à la fin de la session parlementaire.

«Je ne sais pas quel genre d'intervention ça va prendre; je ne suis plus là», fait remarquer Mme Boulet. «Le problème, c'est que c'est gros: c'est le principal donneur d'ordres du gouvernement, avec 2,5 milliards de dollars par année.»

«C'est dans ce contexte que j'avais embauché M. Duchesneau», souligne-t-elle. «Étant donné les sommes considérables, ça prenait un chien de garde.»

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