Des projets plein la tête pour la SPA Mauricie

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(Trois-Rivières) «Je veux qu'on devienne une référence, une plaque tournante lorsqu'il est question de bien-être animal ou d'adoption. Je veux que l'on grandisse en équipe et que, dans quelques années, nous soyons un leader dans l'industrie. Lorsqu'une personne pense à adopter un animal, que l'on devienne un incontournable dans l'offre de service.»

C'est en ces quelques mots que le nouveau directeur général de la Société protectrice des animaux de la Mauricie, Marco Champagne, a résumé sa vision du mandat qu'il souhaite remplir avec son équipe au cours des prochaines années. Le nouveau directeur général, qui a été présenté à tous les employés de la SPA Mauricie vendredi matin, a accepté de discuter avec Le Nouvelliste des nouvelles orientations à venir pour l'organisme qui emploie tout près d'une quarantaine de personnes dans ses deux points de services de Trois-Rivières et Shawinigan.

On se souviendra qu'en décembre dernier, le conseil d'administration avait remercié l'ancien directeur général, Serge Marquis, notant du même coup la volonté de l'établissement d'effectuer des changements importants dans sa stratégie de développement. Marco Champagne siégeait alors au conseil d'administration depuis cinq ans et, à titre de trésorier, avait vu naître cette volonté de changement. «J'ai démissionné du conseil d'administration le jour où j'ai appliqué sur le poste. Je voulais être celui qui allait incarner ces changements, mais je voulais surtout pouvoir avoir les deux mains dedans pour qu'on puisse atteindre les objectifs», explique celui qui se qualifie comme un «gars d'équipe».

C'est d'ailleurs avec l'aide des employés en place qu'il compte amorcer ce virage, en se plaçant le plus possible en mode écoute et consultation, notamment en ce qui concerne le développement du futur centre d'excellence, un projet que caresse la SPAM depuis quelques mois déjà.

«C'est un centre qui pourrait offrir une multitude de services. C'est encore très embryonnaire, mais on peut penser à un service d'incinération, à des salles de formation où se donnera de la formation spécifique sur la réalité en refuge animal», explique-t-il, soulignant qu'un comité a été formé avec la vétérinaire Véronique Perreault pour décider des grandes orientations de ce projet.

Le service de crémation semble d'ailleurs occuper une grande place dans cette nouvelle volonté de développement, un service qui est de plus en plus en demande dans la province et qui n'est pour le moment offert que par une seule SPA, en Outaouais. «On le sait, les familles qui ont un animal le considèrent comme un membre de la famille à part entière. C'est un service qui est offert et qui permet aussi d'accompagner les gens dans le deuil de l'animal. Par ailleurs, en créant des alliances avec d'autres SPA pour ce service, on souhaite devenir une référence», soutient Marco Champagne.

L'auto-financement de ce centre d'excellence passera non seulement par le paiement des services qui y seront rendus, mais aussi par des activités de financement auxquelles la population sera appelée à participer, comme par exemple le spectacle-bénéfice «Bêtes de scène», qui pourrait être appelé à devenir un événement annuel. «Le but, c'est de dépenser chaque dollar intelligemment, mais aussi que nos visions de développement ne viennent pas nuire à la mission première de l'organisme, qui est le bien-être des animaux», constate M. Champagne.

D'ailleurs, les nombreux partenariats développés avec les autres SPA au Québec permettent aujourd'hui des transferts d'animaux d'un organisme à l'autre pour libérer des places, combler des espaces vacants ou encore répondre à des demandes spécifiques. «L'euthanasie par manque de place, c'est pour ainsi dire inexistant. L'animal qui est en bonne santé, il va rester avec nous jusqu'à ce qu'on lui trouve une famille, jusqu'à ce qu'il ait sa deuxième chance», constate Sarah-Lise Hamel, responsable des communications.

De nombreux efforts ont d'ailleurs été mis en place au cours des derniers mois pour augmenter la visibilité de la SPA Mauricie, notamment sur les réseaux sociaux et sur le site Internet de l'organisme, pour augmenter le nombre d'adoptions. «Il y a un excellent travail de visibilité qui se fait, et on va poursuivre dans ce sens. Plus il y aura de gens qui vont penser à nous pour l'adoption, plus on va sauver d'animaux», conclut Marco Champagne.

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