Kruger et Marmen sauvent la mise

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Les travaux de conversion de la machine numéro 10 à l'usine Kruger auront contribué à limiter le recul de la valeur des permis de construction à Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Malgré des travaux importants chez Kruger et Marmen, la valeur des permis de construction à Trois-Rivières le mois dernier était inférieure à celle répertoriée en mai 2015, soit 29,8 millions de dollars contre près de 33 millions de dollars.

Depuis le début de 2016, c'est un recul de six millions de dollars par rapport aux cinq premiers mois de la dernière année (93,9 M $ contre 100 M$).

Les résultats du dernier mois auraient été pires sans le permis de construction de cinq millions de dollars qui fut émis pour l'usine Kruger de Trois-Rivières.

L'aménagement d'un espace à même le bâtiment existant pour la fabrication de la pâte faite à partir de carton recyclé s'inscrit dans le projet de conversion de la machine à papier journal numéro 10 en une machine à carton doublure léger 100 % recyclé.

Lors de sa mise en service en 2017, elle fabriquera annuellement 360 000 tonnes métriques de carton doublure haut de gamme 100 % recyclé. Il s'agit d'un projet global de 250 millions de dollars.

Par ailleurs, un permis de bâtir d'une valeur de trois millions de dollars a été émis pour l'agrandissement des installations de Marmen, sur la rue Jules-Vachon. En fait, il s'agit de la suite du permis de 2,2 millions de dollars qui avait été émis à l'entreprise en février dernier pour des travaux d'agrandissement et de rénovation industriels.

En mai 2016, la Société immobilière Dusablon aura fait sa part avec une demande de permis de 1,6 million de dollars pour la construction liée au concessionnaire Volvo, sur la rue Réal-Proulx.

Parallèlement, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), la tendance des mises en chantier d'habitations dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières se chiffrait à 464 en mai, comparativement à 444 en avril. Cette tendance correspond à la moyenne mobile de six mois du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé (DDA) de mises en chantier d'habitations.

En mai, la tendance des mises en chantier d'habitations a légèrement augmenté. La construction résidentielle demeure cependant à des niveaux significativement bas par rapport aux dernières années.

«Le marché de l'habitation de Trois-Rivières est toujours dans une période d'ajustement en raison du stock important de propriétés neuves à vendre et du taux d'inoccupation relativement élevé sur le marché locatif. Dans ce contexte, les constructeurs dirigent la demande vers les unités déjà construites plutôt que de démarrer de nouveaux projets», a expliqué Rosemarie Bégin, analyste de marché à la SCHL.

Étant donné la grande variabilité des chiffres estimatifs mensuels, la SCHL tient compte de la tendance, en plus du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé, pour obtenir un portrait plus complet de l'état du marché de l'habitation.

«Dans certaines situations et sur certains marchés, il pourrait être trompeur de n'analyser que les DDA, car les mises en chantier d'habitations sont alimentées surtout par le segment des logements collectifs, où l'activité peut varier beaucoup d'un mois à l'autre», précise Mme Bégin.

Quant au nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé, il se situait à 732 en mai, en hausse par rapport à celui de 484 enregistré en avril.

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