Pitbulls: «On ne veut pas que ça arrive chez nous»

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La Tuque est la seule ville de la Mauricie à interdire les pitbulls.

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(La Tuque) La mort d'une Montréalaise de 55 ans, vraisemblablement tuée par un pitbull du voisinage, soulève plusieurs questions sur la réglementation entourant ce type de chien.

Différents règlements sont en vigueur dans les villes de la Mauricie, mais seulement La Tuque interdit catégoriquement le pitbull.

Ces chiens sont interdits à La Tuque depuis le début des années 2000. C'est le conseil municipal qui a adopté le règlement à cette époque, mais signe que les élus actuels sont toujours en accord, le règlement a été reconduit dans son ensemble en 2015.

«C'est une question de sécurité. Vous avez vu ce qui s'est passé à Montréal? On ne veut pas que ça arrive chez nous. On connaît les antécédents et la réputation des pitbulls. Ce sont des chiens très méchants et très mauvais.

Ils ont été entraînés de génération en génération à combattre et à être agressifs, beaucoup de personnes ont été mordues sauvagement d'ailleurs. Nous, nous les interdisons. [...] C'est pareil pour les serpents. Il y a des gens qui aiment ça, mais il y a des zoos pour aller les admirer», a commenté le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

Le propriétaire d'un animal pris en défaut devra absolument se départir de l'animal à l'extérieur de la municipalité. Le gardien est passible d'une amende et si le propriétaire refuse de collaborer, le règlement stipule qu'on peut même aller jusqu'à faire euthanasier le chien prohibé.

Ailleurs dans la région, quelques villes ont décidé de tolérer les pitbulls, mais dans un cadre très strict. C'est le cas à Shawinigan où la réglementation encadre les chiens qui sont susceptibles d'être dangereux.

Le propriétaire doit, entre autres, se soumettre à de nombreuses conditions et détenir un permis. Ce dernier est émis seulement si toutes les conditions sont remplies. C'est-à-dire que le propriétaire doit détenir une assurance responsabilité civile d'un million de dollars, il doit fournir une preuve de vaccination antirabique à jour, l'animal doit être stérilisé et le propriétaire doit présenter une évaluation comportementale d'un vétérinaire établissant s'il y a lieu, les conditions et les modalités de garde.

«L'étude comportementale de l'animal est un des critères les plus importants. [...] Ça nous permet de nous assurer que l'animal ne sera pas un danger pour le public», a commenté François St-Onge, directeur des communications de la Ville de Shawinigan.

«Le règlement prévoit également que le chien doit porter une muselière et être en laisse en tout temps dans un endroit public. Il doit aussi être attaché à son domicile», ajoute Sarah-Lise Hamel, responsable marketing et communications à la SPA Mauricie. Il faut dire que c'est la SPA Mauricie qui s'occupe d'appliquer le règlement, tant à Trois-Rivières qu'à Shawinigan.

L'approche est la même à Bécancour. Les pitbulls sont tolérés, mais les propriétaires doivent obligatoirement détenir un permis. «Ils sont autorisés avec un permis, sinon ils sont considérés comme une nuisance», a commenté Marie-Michelle Barette, directrice des communications à la Ville de Bécancour.

À Trois-Rivières, comme plusieurs autres villes de la région, le règlement est le même pour tous les types de chien. «Quelle que soit la race, du yorkshire au pitbull en passant par le saint-bernard, peu importe la race de chien, la réglementation dit que le propriétaire doit toujours être en contrôle de son animal. Aussitôt qu'il se trouve dans un endroit public, l'animal doit être en laisse, sinon ce n'est pas considéré comme un chien sous contrôle», a expliqué le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

À Nicolet, on ne catégorise pas non plus les chiens dangereux. On gère chaque situation différemment. «On a pour principe qu'une race n'est pas plus dangereuse qu'une autre. S'il advenait qu'un animal ait un comportement dangereux, après une plainte, on va demander des analyses par un spécialiste en comportement animal», explique Aline Blais, directrice des communications à la Ville de Nicolet. C'est d'ailleurs déjà arrivé dans le passé, mais on précise que les chiens visés n'étaient pas des pitbulls.

On abonde dans le même sens à Louiseville où aucune race de chien n'est interdite, mais on exige que le chien soit attaché. Toutefois, si l'animal a un comportement problématique, la Ville pourrait intervenir.

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