Martin Gélinas peut réintégrer son ordre professionnel

Martin Gélinas a été complètement blanchi, à la... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Martin Gélinas a été complètement blanchi, à la mi-mai, d'accusations de harcèlement criminel à l'endroit de l'ancienne directrice des communications de l'UQTR, Guylaine Beaudoin.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ex-vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin Gélinas, peut réintégrer l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

La syndique adjointe de son ordre professionnel lui a fait l'annonce par lettre il y a quelques jours.

«Puisque vous avez été acquitté des chefs d'accusations criminelles retenus contre vous et que le dossier a été fermé par le DPCP (directeur des poursuites criminelles et pénales), il n'y a plus lieu pour le bureau du syndic de maintenir son dossier d'enquête en suspens. Nous fermons donc notre dossier de façon définitive», indique l'Ordre.

Conseiller en ressources humaines pendant 22 ans, notamment à la Kruger et à l'UQTR, M. Gélinas, qui a déjà été président du comité régional de la Mauricie pour l'Ordre ainsi qu'administrateur au conseil d'administration de l'Ordre pour le Québec, indique qu'il est en train de formuler sa demande d'admission afin de réintégrer l'organisme.

M. Gélinas a été complètement blanchi, à la mi-mai, d'accusations de harcèlement criminel à l'endroit de l'ancienne directrice des communications de l'UQTR, Guylaine Beaudoin. C'est le juge Guy Lambert qui l'a déclaré non coupable.

M. Gélinas avait été reconnu coupable de ces mêmes faits en juillet 2014, mais ce jugement a été cassé par le tribunal d'appel, le 19 février 2016. Le tribunal recommandait du même coup la tenue d'un nouveau procès et soulignait que la juge de première instance, qui avait condamné M. Gélinas, n'avait pas analysé toute la preuve ni analysé les versions contradictoires des témoins. Cette décision erronée a causé de nombreux dommages à M. Gélinas, dont le fait de ne plus faire partie de son ordre professionnel depuis avril 2015.

M. Gélinas a indiqué que les trois juges de la cour d'appel qui ont annulé le verdict de culpabilité, «ont contribué significativement à rétablir la justice et par le fait même à me redonner ma dignité, mon honneur et le désir de retrouver des projets et des rêves personnels et professionnels». Cette décision, ajoute M. Gélinas, a «mis fin à un véritable cauchemar de trois ans pour mes enfants, mes parents, mon ex-conjointe Julie et moi même».

M. Gélinas n'en a pas fini de découdre, d'autre part, avec l'Université du Québec à Trois-Rivières contre qui il a toujours une cause au Tribunal administratif du travail qui n'est pas étrangère aux accusations dont il vient d'être libéré.

Deux journées d'audiences sont prévues en juillet. M. Gélinas se plaint notamment de congédiement abusif et de harcèlement psychologique de la part de son ancien employeur.

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