Saurez-vous résister au quai de Batiscan?

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De gauche à droite: Emmanuelle LaBarre, agente de développement touristique, Sonya Auclair, mairesse de Batiscan, Stéphane Rouette, directeur des loisirs et de la culture à la municipalité et Raymond Rivard, président de la Corporation touristique.

Brigitte Trahan, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Batiscan) La municipalité de Batiscan possède un des plus beaux points de vue de la région sur le fleuve Saint-Laurent et la municipalité a décidé d'en profiter au maximum à partir de cette année.

«La volonté populaire et la volonté politique sont là», indique la mairesse, Sonya Auclair. Batiscan lance donc, de concert avec sa corporation touristique, une série d'événements estivaux sous le thème: Le Quai de Batiscan, un arrêt irrésistible.

Chaque week-end, à partir du 11 juin, le Quai de Batiscan s'animera donc d'activités festives variées allant du marché aux puces (11 juin) aux fêtes de la Saint-Jean (23 juin) en passant par un symposium d'arts visuels (2 et 3 juillet) et une journée portes ouvertes à l'Office des signaux (9 et 10 juillet).

Certaines de ces activités feront sûrement jaser puisque la Corporation touristique entend notamment tenir ce qu'elle appelle une Guerre de Berryball (en référence au jeu de Paintball).

Il s'agit, en fait, de l'équivalent de la très célèbre Tomatina d'Espagne, sauf que les participants vont se tirer des fraises trop mûres au lieu de tomates. Ça se passera le 30 juillet, justement dans le cadre d'une fête des petits fruits.

On sait que Batiscan est une zone où oeuvrent de nombreux producteurs de fraises, framboises et bleuets réputés pour la qualité de leurs produits. Des ateliers culinaires sur le thème des petits fruits feront donc partie du programme de cette journée à laquelle il est préférable de se présenter en guenilles, on le devinera.

Le 13 août, une compétition de pêcheurs de divers calibres est aussi au programme et les activités estivales se termineront par une épluchette-bingo, le 28 août, au profit de la Corporation touristique. Les fonds serviront à planifier d'autres activités estivales l'an prochain.

La municipalité a vraiment l'intention de mettre ses atouts en valeur et de rendre son quai plus attrayant et plus agréable à utiliser tout en assurant un meilleur contrôle de son usage.

La Municipalité a en effet l'intention ferme de limiter les heures d'utilisation du quai afin d'éviter qu'il y ait des gens qui y passent la nuit ou les fins de semaine, indique la mairesse, Sonya Auclair.

Le conseil municipal fera installer un affichage plus efficace de la réglementation entourant l'usage du quai «pour que les riverains comprennent qu'on est aussi avec eux. On veut que ce soit respecté, qu'il n'y ait pas de feux ici la nuit, qu'il n'y ait pas de gens qui passent la fin de semaine ici et qui bloquent le stationnement. On va aménager ça pour qu'il y ait une entrée et une sortie sécuritaires», explique la mairesse.

La Municipalité a toujours l'intention d'acheter la bâtisse de l'ancien restaurant H20, à l'entrée du quai, dans le but de la démolir et de mieux aménager l'endroit. Elle attend toutefois pour cela l'aide financière du gouvernement. «On n'a pas les moyens d'acheter ça à moins d'avoir des subventions», plaide-t-elle.

La Municipalité a donc pris un avis de réserve, en mars 2015, sur cet immeuble. «Ça nous donne deux ans pour trouver des fonds pour faire notre projet. On aimerait bien avoir des réponses cet automne et commencer les travaux le printemps prochain», dit-elle.

«C'est un projet de 795 300 $», précise la mairesse. Le bâtiment d'accueil touristique, pour un, a besoin d'un peu d'amour.

«Les fondations sont en train de s'affaisser. Ça va être remis en ordre. On a besoin de construire des toilettes, dont au moins une accessible aux mamans et aux handicapés», ajoute Mme Auclair.

Des procédures judiciaires sont en cours entre quelques propriétaires de ce secteur et la Municipalité. La Municipalité se dit prête à délimiter de façon adéquate la ligne de leur terrain donnant sur le fleuve et voir à ce que ces limites soient respectées par les gens qui s'aventurent dans ce secteur.

Les mésententes à ce sujet entre les propriétaires et la Municipalité seront entendues à la Cour supérieure, ce mois-ci, «mais je pense que ça va aller en conciliation avant», prévoit la mairesse.

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