Rencontre de Busch Vacuum Technics: la Ville annule la réservation de la salle

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Le lac à la Tortue

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Ville de Shawinigan a décidé d'annuler la réservation de la salle communautaire Lupien, dans le secteur Lac-à-la-Tortue, où la firme Busch Vacuum Technics prévoyait présenter, mardi soir, une alternative moins onéreuse dans le cadre du projet d'assainissement des eaux usées.

Visiblement sous le choc, Christian Dubois, président d'Onix International qui agit à titre de consultant pour l'entreprise dans ce projet, accueillera néanmoins les citoyens qui se déplaceront pour cette rencontre prévue à 19 h. Reste à connaître la tournure que prendra ce rendez-vous, puisque la salle communautaire sera verrouillée, confirme François St-Onge, directeur des communications à la Ville.

«Les immeubles municipaux ne doivent pas servir à des entreprises privées qui veulent faire des ventes», commente-t-il. «S'il veut faire des activités de lobbying pour vendre des procédés, qu'il se loue une salle commerciale. Ce n'est pas la vocation d'une salle communautaire.»

M. St-Onge convient que le gestionnaire de la salle avait déjà confirmé la réservation, mais selon lui, il s'agissait d'une erreur. M. Dubois a pris connaissance de ce revirement de situation lundi après-midi.

Busch Vacuum Technics avait présenté son plan aux membres de l'Association pour la protection du lac à la Tortue en 2011, même si deux ans auparavant, la firme Pluritec avait rejeté sa technologie d'un système d'égout sous vide. Elle le jugeait alors trop dispendieux et trop complexe à construire et à exploiter.

Fort bien, indique M. Dubois, mais de nouvelles estimations réalisées permettraient d'anticiper des économies de six millions de dollars sur le système de collecte gravitaire retenu, estimé à 40,2 millions $. Mais la Ville ne veut plus en entendre parler. M. Dubois estime pourtant que la solution retenue pour l'assainissement des eaux usées autour du lac à la Tortue appartient à un autre siècle.

«On nous accuse de vouloir vendre notre salade, mais c'est quand même six millions $ d'économies», insiste le porte-parole. «Nous sommes conscients que nous mettons un peu de sable dans l'engrenage, avec le maire qui dit que ça retarderait le projet. Mais on parle du début des travaux en 2017. Il reste quand même une année.»

«À la limite, si des gens décident qu'ils n'en ont rien à cirer, qu'ils sont d'accord avec ce qui leur a été présenté et qu'ils vont payer, on s'en retourne chez nous», ajoute-t-il. «Mais qu'on nous bâillonne en nous disant qu'on n'a pas le droit de dire aux gens qu'on a une solution plus intéressante et moins coûteuse sur le plan technologique, j'ai un peu de difficulté avec ça.»

M. St-Onge attend de voir ce qui sera véhiculé lors de cette activité avant d'aller plus loin.

«Selon ce qui sera rapporté, on pourra réagir ou rectifier le tir», mentionne-t-il. «Cette technologie est connue, elle a été analysée par les ingénieurs qui nous ont fait des recommandations et qui n'avaient pas retenu cette technologie. Ce n'est pas sorcier comme dossier.»

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