Le pape François à Trois-Rivières en 2017?

Le pape François passera-t-il par Trois-Rivières en 2017?...

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Le pape François passera-t-il par Trois-Rivières en 2017?

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le pape François viendra-t-il à Trois-Rivières s'il accepte de se rendre à Montréal, en 2017, pour les célébrations du 375e anniversaire de la fondation de Ville-Marie?

Le tourisme religieux, comme celui généré par le... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le tourisme religieux, comme celui généré par le Festival de l'Assomption, est le plus rentable.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Pierre-Olivier Tremblay 

François Gervais, Le Nouvelliste

«Ce serait très intéressant», avoue le recteur du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, le père Pierre-Olivier Tremblay. «J'ai parlé avec différentes instances. Les conversations se poursuivent sur l'éventuelle venue du pape. Rien n'est exclu à l'heure actuelle. Il y a une possibilité. Les instances politiques ont fait savoir à Rome leur intérêt et ce que j'en ai entendu récemment, dans les cercles d'Église, c'est que les conversations se poursuivent», dit-il.

«Ce qui intéresse le pape, c'est d'aller dans des situations qu'il appelle la périphérie. Il aime aller dans les endroits un peu marginaux, régler des situations, apporter une contribution, des réconciliations. S'il venait au Canada, je suis sûr qu'il serait intéressé par la question des rapports avec les autochtones, par exemple», illustre le père Tremblay.

Quand on lui demande s'il se sentirait prêt à recevoir le pape au sanctuaire, le recteur Tremblay n'hésite pas une seconde: «Demain matin!» répond-il du tac au tac.

Le recteur ajoute qu'il trouverait même «souhaitable» que le pape François fasse un détour par le sanctuaire, s'il vient à Montréal. Toutefois, «on ne peut pas téléguider les itinéraires du pape selon nos souhaits», fait-il valoir.

Même s'il en coûtait alors quelques investissements à la région, le recteur indique qu'il faut aussi songer aux retombées. «Elles ne sont pas simplement à chiffrer en retombées économiques. Il faut parler de retombées sociales aussi», plaide-t-il.

D'ailleurs, c'est le message que tente de faire passer le recteur qui a rencontré, depuis son arrivée en poste il y a quatre mois, de très nombreux intervenants économiques et politiques de la région afin de promouvoir l'importance économique, culturelle, religieuse et touristique du sanctuaire.

«J'ai senti que tout le monde était bienveillant envers le sanctuaire. Ils souhaitaient qu'on avance. De notre part, on veut de plus en plus travailler avec les acteurs du milieu. C'est cette approche-là que je veux préconiser», dit-il.

Le sanctuaire se prépare d'ailleurs à faire une demande d'aide financière au gouvernement afin de remettre à niveau certaines de ses infrastructures qui subissent présentement le poids de l'âge.

L'état des pierres et du mortier des murs de la basilique pourrait causer une mauvaise surprise. Le rapport d'ingénierie est d'ailleurs attendu d'une journée à l'autre, dit-il. On prévoit aussi qu'il en coûtera 1 million $ juste pour réparer les cadres des vitraux. C'est sans compter des travaux de mise à jour de la vitrine sur le fleuve et l'amélioration de l'esplanade et des structures d'accueil, résume le recteur.

Le sanctuaire n'est présentement que dans les phases préliminaires du réaménagement des lieux. «On voit les défis devant nous, c'est certain, mais tout est encore à faire», indique le recteur.

Le sanctuaire entend demander de l'aide gouvernementale, comme l'a fait l'oratoire. «On est là-dedans. On n'est pas en mesure d'annoncer, à ce moment-ci, l'ampleur de nos projets, mais ça ne tardera pas», assure-t-il.

L'aide financière gouvernementale de 63 millions $ accordée à l'oratoire réjouit le recteur Tremblay. «Le gouvernement prend acte que les grands sanctuaires sont, bien sûr, des lieux de culte et des lieux confessionnels religieux, c'est normal, mais ce n'est pas seulement ça. Les sanctuaires représentent aussi un moteur de développement aux niveaux culturel, patrimonial et touristique avec des retombées significatives. Le tourisme religieux est un des tourismes les plus rentables», souligne-t-il.

L'oratoire Saint-Joseph reçoit 2 millions de visiteurs chaque année et les retombées seraient de 250 millions pour Montréal. Le recteur indique qu'au cours de la dernière année, le sanctuaire a reçu 430 000 visiteurs. «Ça fait du sanctuaire la plus grande attraction touristique de la région», dit-il. Cet été, le sanctuaire fera une étude sur ses retombées économiques, ce qui l'aidera à plaider sa cause pour obtenir du financement. «Si l'on a cinq fois moins de gens, est-ce qu'on peut parler de retombées de 30 ou 40 millions $?» demande le recteur. C'est ce que l'étude précisera, dit-il.

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