Neuf jours pour se ressourcer

Deux cents kilomètres en neuf jours: c'est le... (Olivier Croteau)

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Deux cents kilomètres en neuf jours: c'est le périple qu'ont entrepris 15 marcheurs au profit de la Fondation québécoise du cancer. Ils ont quitté le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap samedi et atteindront la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré le 12 juin.

Olivier Croteau

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Linda Rowley a perdu son conjoint des suites du cancer en août dernier. Depuis, pas une journée ne passe sans qu'elle ait une pensée pour lui. Dans les prochains jours, c'est à travers une marche de 200 km qu'elle lui rendra hommage. Elle a quitté le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap samedi accompagnée de 14 autres marcheurs. Ils atteindront la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré le 12 juin prochain dans une aventure humaine de neuf jours.

C'est la Fondation québécoise du cancer qui est derrière ce pèlerinage unique, une version québécoise du chemin de Compostelle. Les 15 participants franchiront en moyenne 15 kilomètres par jour pour porter le compteur à 200 km. Une distance qui n'effraie pas la femme active qu'est Mme Rowley. «Ça fait partie de mon processus de deuil. Je me dis que pendant neuf jours, je marche avec mon beau Sylvain», indique-t-elle en regardant vers le ciel.

«En même temps, si on veut que le cancer arrête de faire autant de ravages, c'est bien de ramasser des sous pour la recherche».

En effet, cette marche vise ultimement à amasser des fonds afin de soutenir les personnes atteintes de cancer ainsi que leurs proches. Donald Fournier entreprend ce périple en pensant d'ailleurs à «ceux qui restent». Ce dernier connaît trop bien cette situation. Sa conjointe a succombé au cancer dans la dernière année. Cette marche arrive comme un baume sur cet évènement tragique.

«Quand il arrive des évènements comme ça, on a toute une vie à réorganiser. Ça permet de faire le point, de se requestionner sur le sens qu'on donne à nos vies. Il y a un côté spirituel», admet-il.

Ce dernier et Linda Rowley se sont d'ailleurs connus dans un groupe de deuil. «Le lien qui nous unit, c'est la mort», confie Mme Rowley. «Mais on essaie de refaire nos vies parce qu'on repart à zéro».

Magelline Bouchard, quant à elle, est une habituée des longues distances à la marche puisqu'elle a déjà complété le chemin de Compostelle. Quand elle a vu l'annonce de ce pèlerinage, elle a sauté sur l'occasion.

«Ça fait longtemps que je veux en faire un au Québec. Et pour la cause, tout le monde connaît quelqu'un, de proche ou de loin, qui a eu un cancer», précise-t-elle.

Dans les prochains jours, c'est la pluie qui menace de s'abattre sur les marcheurs. Cette information est loin de les décourager.

«C'est pas grave, on va marcher quand même. On est au Québec, on le savait qu'on n'aurait pas neuf jours de soleil», soutient Linda Rowley. «On est équipé pour ça», ajoute Magelline Bouchard.

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