Le lac Édouard en santé, mais pas parfait

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Déjà, l'Association de développement écologique de Lac-Édouard a décidé de doubler le nombre d'ensemencement.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Les résultats de l'étude pour l'amélioration de la qualité de pêche du lac Édouard n'ont pas surpris le maire de la petite municipalité qui porte le même nom. Le lac est en santé, mais il y a du travail à faire.

L'étude a été commandée par l'Association de développement écologique de Lac-Édouard (ADELE) et la municipalité. Elle a été réalisée par les experts de Pro-Faune. Les recherches ont conclu premièrement que le lac Édouard avait une bonne qualité d'eau.

«Ce que je note c'est qu'au plan physico-chimique tous les paramètres sont normaux et correspondent à un lac en bonne santé», a lancé le maire de Lac-Édouard, Larry Bernier.

Les cyanobactéries dénoncées à quelques reprises par des citoyens de la municipalité n'inquiètent pas le maire pour le moment.

«Tous les cours d'eau et tous les lacs font des cyanobactéries. Ce qu'il faut, c'est éviter les excès de cyanobactéries et pour éviter ça, il faut éviter de les nourrir. Elles se nourrissent, entre autres, d'azote et de phosphore, alors il faut éviter les rampes de mise à l'eau, etc. Les bandes riveraines servent de tampon pour retenir le phosphore et l'azote. Alors, il faut continuer de maintenir la qualité de nos bandes riveraines».

L'étude a également conclu que l'omble de fontaine représentait une faible proportion de la population de poissons dans le lac. Des sommes importantes devront être investies pour l'amélioration du rendement de pêche pour l'omble de fontaine.

«Dans les études de 84, 94 et celle de 2016, le nombre de prises par mètre carré de filet a très peu changé. C'est la densité, c'est ça qui est important. Autrement dit, la population de truite s'est maintenue depuis 1984. Elle occupe moins de volume. On voit que la perchaude a explosé.»

«Les gens qui ont fait l'étude approfondie nous disent qu'il y a des choses à faire, mais il faut mettre des sous. On parle de millions. Ce n'est pas une marre de grenouilles, c'est un plan d'eau de 26 km de long», soutient Larry Bernier.

Ce dernier a également souligné que déjà, l'ADELE a décidé de doubler le nombre d'ensemencement.

«Habituellement c'est une dizaine de milles par année, là ils vont monter à 20 000. Il n'y a pas de solution miracle. On ne pourra pas corriger cette situation-là à court ou moyen terme. On ne corrige pas ça d'un coup de baguette», affirme le maire.

L'étude est accessible à tous sur le site de la municipalité.

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