Des pompiers latuquois de retour de Fort McMurray

Philippe Allaire et Nicolas Ouellet sont au nombre... (Audrey Tremblay)

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Philippe Allaire et Nicolas Ouellet sont au nombre des pompiers forestiers de la SOPFEU dépêchés à Fort McMurray.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) À peine rentrés au bercail, les pompiers de la SOPFEU qui sont allés combattre les flammes en Alberta ont le sentiment de devoir accompli. Deux des six pompiers forestiers basés à La Tuque ont accepté de raconter leur expérience à Fort McMurray.

«On y va pour le défi et pour apporter notre aide. [...] C'est vraiment impressionnant quand tu arrives là-bas de voir à quel point il y a des dommages», lance d'entrée de jeu Philippe Allaire.

Lui et son collègue Nicolas Ouellet ont principalement combattu l'incendie dans une ville voisine, mais les images de Fort McMurray resteront certainement marquées dans leur mémoire.

«Ça frappe de voir autant de maisons détruites. C'est une ville totalement désertique qu'on a vue. C'est très touchant. En même temps, on pense aux gens qui ont perdu leur maison, leur emploi. La reconstruction va prendre beaucoup de temps. C'est ce qui nous reste en tête. Sans être un traumatisme, ces images-là ne peuvent pas nous sortir de la tête», soutient le pompier forestier Philippe Allaire.

«On est aussi capable de se faire une idée de l'évacuation, de comment ça s'est déroulé et à quel point ça devait être chaotique. On a vu les voitures abandonnées. On est capable de se faire un scénario de ce qui est arrivé. Ces images restent gravées», ajoute Nicolas Ouellet.

Les deux pompiers forestiers ont accepté volontiers de se rendre en Alberta pour offrir leur aide. Ils l'ont fait pour l'expérience aussi. D'ailleurs, ils n'hésiteraient pas à y retourner ou à partir où le besoin se fait sentir.

«C'est enrichissant et on peut dire qu'on a fait notre part pour aider ces gens-là dans le besoin. On a fait notre possible. C'est une belle expérience», commente Nicolas Ouellet.

Les deux employés de la SOPFEU ont combattu pendant 14 jours l'incendie. Ils ont dû s'adapter aux techniques de l'Alberta et sortir quelque peu de leur zone de confort.

«On ne travaille jamais dans les cours arrières. Habituellement, c'est vraiment en forêt. C'est une belle expérience. Là-bas, on a été bien encadré. Quand tu pars, tu ne sais jamais vraiment à quoi t'attendre», affirme Nicolas Ouellet.

«Tout le monde est là dans le même but. On voulait tous les mêmes résultats», a-t-il ajouté.

D'ailleurs, les deux hommes soutiennent que ce qu'ils voient sur le terrain est différent des images et des vidéos qui circulent de gens en panique qui fuient la ville. «À la tête, le feu est trop puissant. On travaille où les flammes nous permettent de travailler avec des lances», mentionne Nicolas Ouellet

«Oui, on voit des flammes sur le terrain, mais ce n'est pas aussi impressionnant que dans les images», ajoute Philippe Allaire.

Il reste encore beaucoup de travail à faire selon les pompiers, qui sont fiers de leur accomplissement là-bas.

«Quand on regarde ça avec du recul, peut-être que la portion de feu qu'on a travaillée n'est pas énorme, mais c'est le petit travail de toutes les équipes qui va réussir à contrôler le feu», a conclu Philippe Allaire.

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