Le PQ déplore la démolition de l'église de Pierreville

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Le clocher de l'église de Pierreville a déjà commencé à céder sous le pic des démolisseurs.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Pierreville) Alors que l'église de Pierreville se retrouve actuellement sous le pic des démolisseurs, avec un clocher qui est déjà déboulonné, la porte-parole du Parti québécois en matière de culture et de communications, Véronique Hivon, déplore la destruction de «cet édifice marquant dans le paysage de la région du CentreduQuébec construit en 1855».

«C'est un évènement très triste auquel nous assistons. Malheureusement, ce n'est pas un cas isolé, et ce n'est qu'un exemple supplémentaire de la gestion déplorable et du manque total de vision qui prévalent, au sein du gouvernement, lorsqu'il s'agit de protéger notre patrimoine national, notamment notre patrimoine religieux. Malheureusement, pour Pierreville, il est trop tard. Mais cette démolition doit nous faire prendre conscience qu'il est plus qu'urgent de réagir», a déclaré la députée de Joliette.

Rappelant les multiples exemples récents de patrimoine bâti abandonné ou détruit, Mme Hivon s'insurge de l'inaction et de l'indifférence du gouvernement.

«Que fait le ministre de la Culture? On cherche le début du commencement d'une vision à Québec, alors que les acteurs, sur le terrain, sont laissés à eux-mêmes et que notre patrimoine se meurt. Ça ne peut plus durer», a-t-elle poursuivi.

«Le ministre a annoncé le renouvellement de la politique culturelle. Soit. Mais nous ne pouvons pas attendre que cette politique prenne forme, puis attendre qu'elle en vienne, éventuellement, un jour, à être mise en oeuvre, en regardant notre patrimoine disparaître à un rythme effarant. Je demande donc au ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, de réaliser de toute urgence un recensement du patrimoine en péril, et de se montrer proactif dans sa protection», réclame la députée péquiste.

Si l'église Saint-Thomas ne sera plus que chose du passé, malgré certains opposants, c'est que sa restauration aurait coûté 750 000 dollars et que la Municipalité n'avait pas la capacité de dépenser une telle somme, selon ce que le maire André Descôteaux a confié sur les ondes de Radio-Canada.

En entrevue, le premier magistrat a raconté comment «pas grand monde est venu cogner à la porte pour dire: nous autres, on va se mobiliser, on va faire en sorte que cette église-là reste debout», et ce, depuis que la Municipalité a acquis les terrains de l'église en 2009.

Quant aux diverses propositions avancées dans le milieu, il réplique que le problème était le financement de ces idées. «Ils avaient de très beaux projets, mais pas d'argent», a-t-il fait savoir à Chez nous le matin.

Du même souffle, le maire de Pierreville a évoqué l'intérêt d'un complexe funéraire pour acheter le terrain tout en précisant qu'un changement de zonage serait toutefois nécessaire à une éventuelle transaction.

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