1100 % plus cher pour passer chez Hydro

Le bail pour l'utilisation des terrains du parc... (Stéphane Lessard)

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Le bail pour l'utilisation des terrains du parc Isabeau n'a pas encore été conclu entre les parties

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières devra délier les cordons de la bourse désormais pour avoir le droit d'utiliser certains terrains situés sous les lignes de transmission d'Hydro-Québec. Au total, c'est plus de 1100 % d'augmentation que l'administration municipale devra assumer pour trois parcs et deux droits de passage pour son service des loisirs.

C'est une révision par Hydro-Québec des baux qu'elle avait mis en place pour l'utilisation de ces terrains, en lien avec une nouvelle politique d'équité à travers le Québec, qui explique cette hausse. Ainsi, d'un montant symbolique de 521 $ que devait débourser le service des loisirs annuellement, la facture grimpe désormais à 6266 $ par année.

À titre d'exemple, la Ville détenait un droit de passage pour une portion de la piste cyclable qui passait sous les lignes de transmission. Une somme symbolique de 2 $ par année était exigée par la société d'État. Désormais, la Ville doit plutôt débourser 1708 $ par année pour cette portion du parc linéaire.

Autre exemple, le parc Émilien-Labarre, situé à l'intersection des rues Whitehead et Saint-Paul, où se situe un parc à chiens notamment, se trouve tout près de lignes de transmission et à proximité des installations d'Hydro-Québec. Le bail symbolique de 268 $ passera cette année à 2598 $.

La facture devrait par ailleurs grimper encore, puisque quatre baux sur cinq ont été signés, mais que l'entente reste encore à être conclue entre les parties pour ce qui est de l'utilisation du parc Isabeau, où se retrouvent notamment plusieurs terrains de soccer sous les lignes de transmission. Le bail n'a pas encore été signé et les montants qui y seront reliés n'ont pas encore été rendus publics.

Le maire Yves Lévesque avait effectué une sortie qui avait fait grand bruit l'an dernier, alors qu'il voyait venir cette augmentation de la part d'Hydro-Québec. À la suite de ses commentaires véhiculés dans les médias, il a pu rencontrer les gens de la société d'État et des discussions ont permis d'amoindrir le choc tarifaire, selon lui. Aujourd'hui, bien qu'il aurait préféré ne pas subir de hausse, il se console de voir que la facture aurait pu être beaucoup plus élevée.

«L'an dernier, je n'étais pas content parce que ce sont des terrains qui n'ont aucun potentiel de développement économique. J'aurais été prêt à payer s'il y avait eu du potentiel de développement pour le privé, mais ce n'est pas le cas. Mais il s'agit d'une nouvelle politique provinciale pour Hydro-Québec, et je peux vous dire que dans les circonstances, c'est une entente que nous jugeons satisfaisante car ça aurait pu être bien pire. Nous avons signé les baux et ça fait notre affaire», mentionne Yves Lévesque.

Le premier magistrat reconnaît qu'une telle dépense n'est pas grand-chose comparativement au prix qu'il en coûterait pour acquérir des terrains de pareille dimension pour répondre aux besoins du service des loisirs et que, dans ces circonstances, les nouveaux baux sont un moindre mal pour ces terrains, jugés essentiels pour les services qui y sont dispensés.

Du côté d'Hydro-Québec, on explique que la nouvelle politique de négociation des baux a été mise en place par souci d'équité à travers le Québec pour l'ensemble des municipalités et des particuliers qui pourraient devoir négocier de pareilles ententes pour l'utilisation de terrains lui appartenant.

«Nous avons eu des échanges avec la Ville pour l'année 2015-2016 et ces échanges vont se poursuivre. Nous devons considérer des ententes qui sont à la fois équitables pour notre clientèle et avantageuses pour les citoyens», croit Élisabeth Gladu, porte-parole d'Hydro-Québec.

Cette dernière reconnaît que les sommes réclamées dans le passé étaient symboliques. Les nouvelles propositions ont été révisées en fonction de la valeur marchande des terrains, mais aussi en tenant compte de plusieurs facteurs. «Lors des négociations, nous prenons aussi en considération l'usage qui est fait, les équipements qui sont sur place, l'entretien que la Ville fait sur ces terrains et des sommes peuvent être déduites du loyer en conséquence», ajoute Mme Gladu. Cette dernière précise que l'occupation est également considérée. À titre d'exemple, si l'usage du locataire ne concerne qu'un certain pourcentage du terrain, le bail sera négocié en fonction de cette portion, et non de la totalité du terrain.

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