Pluie de dollars pour COMSEP

Avec l'aide de 152 bénévoles, COMSEP, et sa... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Avec l'aide de 152 bénévoles, COMSEP, et sa président Michèle Auger, a amassé plus de 26 000 $ dans les rues de Trois-Rivières vendredi, pour un total de 45 649 $ au cours de la dernière semaine. L'organisme a ainsi dépassé son objectif de 30 000 $ et pourra poursuivre ses activités.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le cri du coeur de COMSEP a été entendu par la population trifluvienne. L'organisme a non seulement atteint son objectif de 30 000 $ afin de se sortir de la crise budgétaire à laquelle il faisait face, mais il l'a fracassé avec une récolte de 45 649 $. Les dirigeants pourraient maintenant répéter cette collecte de fonds chaque année.

Tout au long de la journée, vendredi, une armée de 152 bénévoles attendait les automobilistes aux quatre coins de la ville. Pour certains, c'était une poignée de change qui se retrouvait dans les petites tirelires, mais pour d'autres, ce sont des chèques de plusieurs centaines de dollars qui étaient remis par de parfaits inconnus.

La coordonnatrice générale de l'organisme, Sylvie Tardif, était plus que soulagée des résultats de cette collecte de fonds. COMSEP pourra survivre, et ses acteurs ont eu l'encouragement dont ils avaient bien besoin pour aller plus loin.

«COMSEP a un nouveau souffle. Le montant va servir l'année prochaine à offrir des services et des activités pour continuer d'être un acteur en développement social majeur dans Trois-Rivières. La population nous a donné son aval aujourd'hui et elle nous dit de continuer. La tape dans le dos est bonne.»

Après avoir accusé un déficit de 47 000 $ en 2015 à la suite de la décision du gouvernement Couillard de mettre la hache dans certaines subventions - l'exercice budgétaire s'était finalement terminé avec un manque à gagner de 5000 $ - COMSEP a de nouveau dû faire face à un nouveau déficit, cette fois de 75 000 $, causé par la perte de subventions mais aussi de locataires dans son bâtiment. Après de sévères restrictions budgétaires, il manquait tout de même 30 000 $ pour boucler l'année, forçant l'organisme à se tourner vers la rue pour s'en sortir.

Si la population s'est montré généreuse, le coup de main afin d'amasser ces sommes est venu de la part de visages bien connus pour l'organismes.

«La majorité des personnes qui étaient sur les coins de rues était des personnes visées (par nos services). Il y avait de nos bénévoles, mais aussi des personnes qui sont à nos activités et qui sont à faibles revenus. Ils sont peu scolarisés ou analphabètes. Lorsqu'on dit que les gens démunis sont lâches, et que tu vois qu'ils ont été là pendant 12 h de temps, sous le soleil et la pluie, tu vois qu'ils sont courageux, pas lâches, et qu'il peuvent montrer au monde que même s'ils sont pauvres, ils sont vaillants. Lorsque les gens croient en toi, tu es capable de donner ton 150 %», souligne Mme Tardif.

Au total, la cueillette aux coins de sept rues de la ville aura permis d'amasser 26 690 $, vendredi. Plus tôt cette semaine, un dîner-spaghetti avait rapporté plus de 10 000 $, alors qu'un marché aux puces et les dons par chèque ou PayPal complètent la récolte avec près de 9000 $ supplémentaires.

«Chaque dollar est important. La personne qui a mis un dollar sur le coin de la rue, elle a posé une petite brique pour ce que l'on fait.»

Un rendez-vous annuel?

En constatant la générosité de la population, l'idée de répéter l'activité annuellement a rapidement germé dans la tête des dirigeants de COMSEP durant la journée. Il n'est pas impossible que l'expérience en devienne une annuelle, à l'image du Noël du pauvre.

«On est a évaluer ça. C'est sûr que nous allons en parler avec notre c.a. et notre comité de travail. C'est beaucoup d'ouvrage pour nous et je dirais que cette semaine, nous n'avons pas donné beaucoup de services, nous étions concentrés sur la collecte. Mais si ça peut permettre d'offrir encore plus d'activités et de services pour des personnes en difficulté, c'est un beau défi qu'on pourrait réaliser année après année», conclut Mme Tardif.

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