Les hôtels Marineau à vendre

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Les hôtels Marineau sont à vendre, dont celui de La Tuque sur la photo.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Véritables institutions dans la région, les hôtels Marineau sont en vente au coût de 7,9 millions de dollars. Le manque de relève force les propriétaires à procéder à la vente en bloc de leurs quatre hôtels - deux situés à La Tuque, un à Trois-Rives et un autre Shawinigan - et de leur centre administratif.

«La seule et unique raison, c'est qu'il n'y a pas de relève», souligne André Marineau.

Depuis déjà quelques années, les actionnaires anticipaient qu'ils devraient se départir de l'entreprise familiale et de tourner une page d'histoire.

«On n'osait pas trop en parler, mais à un moment donné il a fallu le faire. [...] On a pris la décision, une décision familiale, il y a environ un an, d'aller sur le marché», explique André Marineau.

Depuis un an donc, le processus est débuté et on prépare le terrain pour conclure une vente. En attendant de trouver un acheteur, les propriétaires vont continuer d'opérer et même d'investir dans les hôtels.

«Ce n'est pas parce qu'on vend qu'on ne rénovera plus. Si on veut rester là, il faut toujours investir», affirme M. Marineau.

Des acheteurs s'étaient déjà manifestés dans le passé pour certains établissements, mais les propriétaires sont catégoriques, ils veulent vendre en bloc.

«J'ai eu quelques demandes, souvent pour des pièces détachées, mais on n'était pas à vendre. Là, on y va officiellement. [...] On vend en bloc, parce que c'est notre force de frappe. Ce n'est pas juste des bâtiments, c'est toute une équipe fonctionnelle. Ça élimine peut-être des acheteurs, mais c'est le choix qu'on a fait.»

Il faut dire que près d'une centaine d'employés travaillent dans les différents hôtels Marineau dans la région.

Dans la fiche de vente, le courtier immobilier Luc Pagé mentionne que tous les équipements, l'inventaire, l'ameublement servant au bon fonctionnement des commerces, ainsi que les véhicules, systèmes téléphoniques, les numéros de téléphone, le système informatique incluant le site Internet, les enseignes, les plans et analyses concernant le projet d'expansion à Trois-Rives sont inclus dans le prix de vente.

«On a travaillé un projet pendant un an et demi. Quand on a eu les soumissions, on n'est pas allé de l'avant, c'était trop dispendieux. Ça nous a fait peur, mais un nouvel investisseur de 30 ou 35 ans serait peut-être intéressé. On lui donne tout ça et on serait bien content qu'il grossisse l'hôtel de Mattawin», soutient André Marineau.

La décision de vendre n'a rien à voir avec l'achalandage des hôtels. Les propriétaires affirment d'ailleurs que 2016 a été une très bonne année.

«C'est notre meilleure année des dix dernières, autant pour les ventes que le profit. Je suis franc, je ne peux pas l'expliquer, mais ce sont des faits.»

La famille Marineau espère vendre rapidement, toutefois, elle se laisse deux ans pour conclure une transaction.

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